Plus de naissances de garçons après une PMA ?

Voilà qui vient contrebalancer la théorie du genre ! Les filles et les garçons, ce n’est pas bonnet blanc ou blanc bonnet… En suite de PMA, les petits garçons seraient plus nombreux à voir le jour. Filles et garçons sont égaux certes, mais cela n’implique pas des chances identiques au départ, du moins en ce qui concerne la procréation médicalement assistée.

Plus de bébés conçus par insémination artificielle, FIV et ICSI

Depuis 20 ans, il y a quatre fois plus de bébés conçus par insémination artificielle, FIV ou encore ICSI qu’avant. Parce qu’il y a plus de couples rencontrant des difficultés de fertilité et parce que les techniques de PMA ont évolué et permettent à des couples qui n’auraient jamais eu d’enfants il y a 20 ou 15 ans de devenir parents. Du coup, les chercheurs ont un certain recul sur les résultats et ils se sont rendu compte que certaines de ces techniques peuvent influer sur le sexe de l’enfant procréé. La tendance générale donne une nette avancée à la naissance de garçons par rapport aux grossesses lancées naturellement. Le constater est une chose, l’expliquer en est une autre.

Des chercheurs anglais ont donc lancé une étude à partir des données de l’institution britannique en charge de la PMA (Human Fertilisation and Embryology Authority). L’étude a porté sur les bébés nés entre 2000 et 2010, soir 106 066 bébés pour 76 994 mamans (eh oui, les fameuses grossesses multiples sous PMA ne sont pas un mythe !).

Ce panel représentait 85 511 cycles de traitements. Après étude, il semble que les trois techniques (insémination artificielle, FIV, ICSI) donnent des Ratios Sexe différents.

Plus de naissances de petits garçons après une PMA ?

Avec FIV, les chercheurs ont constaté 52,1% de garçons, un chiffre à peu près équivalent à ceux de l’insémination artificielle. C’est avec l’ICSI que les filles l’emportent : 49,3% de garçons « seulement ».


Mais les chercheurs ont aussi constaté que le nombre de naissances de petits garçons varie selon le stade auquel le transfert embryonnaire a été effectué lors de l’IA et de la FIV. Ils ont établi que le nombre de naissances mâles était supérieur de 6% après transfert au stade de blastocyste vs transfert au stade plus précoce de clivage.

L’étude britannique confirme donc ce que d’autres études avaient déjà établi : la PMA est plus favorable à la naissance de petits garçons. Si le nombre de grossesses médicalement assistées devaient croître encore (actuellement 2 à 3% des couples en âge de procréer), cela pourrait poser un problème de déséquilibre des sexes dans la population. Pas tout de suite, évidemment. Surtout si la tendance actuelle du transfert d’un embryon unique et au stade blastocytaire s’établit comme pratique dominante.