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Une simple prise de sang pour prédire la dépression post-natale ?

Nombreuses sont les jeunes mamans concernĂ©es par le baby-blues. Alors que bĂ©bĂ© est lĂ , vous voilĂ  heureuse. Et pourtant, vous pleurez pour rien, et un rien vous paraĂźt insurmontable. En gĂ©nĂ©ral, ça passe vite. Mais pour une femme sur dix en moyenne, cette petite baisse de moral post accouchement vire Ă  la dĂ©pression. Et si une prise de sang permettait d’en prĂ©venir le risque ?

La dĂ©pression post-natale, qu’est-ce-que c’est ?

C’est un trouble de l’humeur qui touche les jeunes mamans dans les deux à cinq semaines qui suivent l’accouchement. Les experts estiment qu’une femme sur 10 est touchĂ©e par cette baisse de moral. En cause, selon les Ă©tudes, les variations hormonales post accouchement, la fatigue bien sĂ»r, et aussi, selon les personnes, une rĂ©action de l’inconscient face Ă  sa propre histoire avec sa mĂšre et face Ă  la maternitĂ©. Des Ă©tudes ont d’ailleurs dĂ©montrĂ© que les femmes enceintes qui suivaient une prĂ©paration Ă  la naissance leur permettant de revisiter leur histoire personnelle et se prĂ©parer Ă  la parentalitĂ© Ă©taient moins exposĂ©es Ă  la dĂ©pression post-natale que les autres.

Quels sont les symptĂŽmes ?

Une jeune maman touchĂ©e par le baby–blues se trouve ĂȘtre souvent d’humeur triste, et ressent un sentiment de vide. TrĂšs vite, la jeune mĂšre manque d’intĂ©rĂȘt pour tout, et surtout pour son bĂ©bĂ©. L’appĂ©tit commence Ă  diminuer, tout comme le poids et ses nuits sont agitĂ©es. Le baby-blues joue sur les humeurs de cette jeune maman qui ne sait plus oĂč elle en est. Quand ces symptĂŽmes s’installent dans la durĂ©e, au-delĂ  de quelques jours, on parle alors de dĂ©pression du post-partum, une pathologie lourde qui doit ĂȘtre prise en charge trĂšs vite.

Une prise de sang pour le prédire ?

Selon les chercheurs de l’UniversitĂ© de mĂ©decine de Northwestern Feinberg School of Medicine, basĂ©e aux États-Unis, le baby-blues pourrait ĂȘtre prĂ©dit Ă  l’aide d’une simple prise de sang. En effet, plus le taux d’ocytocine chez une femme enceinte est Ă©levĂ© au cours de ses derniers mois de grossesse et plus le risque le sera Ă©galement. L’ocytocine est une hormone Ă©galement appelĂ©e « hormone de l’amour » qui est une substance produite par le cerveau et liĂ©e Ă  l’affection, au bien-ĂȘtre et Ă  la confiance, mais qui peut aussi provoquer la jalousie voire l’agressivitĂ©.

Pour arriver Ă  ces rĂ©sultats, les chercheurs ont analysĂ© 66 femmes enceintes qui se trouvaient ĂȘtre en bonne santĂ©. C’est lors de leur troisiĂšme trimestre de grossesse que les experts ont mesurĂ© le taux d’ocytocine prĂ©sent chez elles. Six semaines aprĂšs, ils venaient les observer aprĂšs l’accouchement. RĂ©sultat ? Les 13 femmes qui ont Ă©tĂ© en dĂ©pression post-natale étaient Ă©galement celles qui avaient les taux d’ocytocine les plus Ă©levĂ©s durant leur grossesse. Mais il faut Ă©galement savoir que toutes ces femmes avaient un passĂ© dĂ©pressif.

Dans leur rapport, les scientifiques ont alors dĂ©clarĂ© : « Cette dĂ©couverte pourrait aider les mĂ©decins Ă  repĂ©rer en amont les femmes qui risquent de vivre une dĂ©pression postnatale, afin de mieux les accompagner ». 

Consulter si le baby-blues persiste

Si le baby-blues persiste au bout de dix jours, il est important de consulter un mĂ©decin ou une sage-femme. En parler est primordial pour vous, mais surtout pour votre bĂ©bĂ©. Alors, on se repose, on revoit ses copines, on trouve un objectif (et si on apprenait quelque chose Ă  bĂ©bĂ© aujourd’hui ?), on fait le plein de vitamine D, on mange des omĂ©ga-3 (miam du poisson), et surtout on se chouchoute et bĂ©bĂ© aussi !

Et si on ne s’en sort pas, on ne culpabilise pas : tout ça, c’est la faute aux hormones, il suffit de consulter et on bĂ©nĂ©ficiera alors de l’Ă©coute et du soutien d’une Ă©quipe pluridisciplaire : puĂ©ricultrice, sage-femme, psychologue, pĂ©dopsychiatre…  Ça va pas dĂ©jĂ  mieux ?

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