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Traumatisée aprÚs un accouchement de 80 heures

Le site web du Daily Mail raconte l’histoire d’Annie Meier, une jeune femme britannique ĂągĂ©e de 35 ans, qui a vĂ©cu un travail de 80 heures pour donner naissance Ă  sa fille, Bea, il y a quatre ans de cela


Son accouchement long, difficile et douloureux lui a causĂ© un trouble de stress post-traumatique ainsi qu’un baby blues. Suite Ă  la naissance de sa fille, Annie a racontĂ© s’ĂȘtre sentie « à cĂŽtĂ© de la plaque« , incapable de crĂ©er un lien avec son bĂ©bĂ© et perdant toute joie de vivre. De plus, la jeune maman a Ă©tĂ© diagnostiquĂ©e trĂšs tard et a ressenti beaucoup de culpabilitĂ© jusqu’à sa guĂ©rison. Puis fin octobre 2015, Annie Meier a donnĂ© naissance Ă  sa deuxiĂšme fille, Georgina.

La premiĂšre grossesse d’Annie s’est pourtant bien passĂ©e

La jeune femme s’était en effet prĂ©parĂ©e Ă  l’accouchement. Lorsque le travail avait commencĂ©, la jeune femme avait ressenti une contraction par minute. Une fois arrivĂ©e Ă  la maternitĂ©, elle dĂ©couvre pourtant que son col n’est dilatĂ© qu’à un centimĂštre. Annie raconte : « On m’a renvoyĂ© chez moi quatre ou cinq fois car mon col n’était pas assez ouvert. Le docteur a dit que le travail allait probablement se poursuivre cinq jours de plus.' » Une fois dilatĂ©e Ă  trois centimĂštres, Annie a pu rester Ă  la maternitĂ© et a subi Ă  partir de ce moment plus de 50 heures de contractions consĂ©cutives.

« J’étais si Ă©puisĂ©e »

La jeune maman originaire de Londres dĂ©taille son calvaire : « Je ne pouvais plus dormir car j’avais des contractions toutes les minutes et j’étais malade. Je ne pouvais plus rien contenir mais rien ne sortait. » 


Pour accĂ©lĂ©rer le travail, les docteurs ont percĂ© la poche des eaux d’Annie et lui ont fait une perfusion d’ocytocine. Une fois son col dilatĂ© Ă  8 centimĂštres, la jeune femme a cru que son bĂ©bĂ© allait arriver mais hĂ©las, son col s’est resserrĂ© en une heure Ă  3 centimĂštres. Les mĂ©decins ont donc choisi de lui faire une cĂ©sarienne d’urgence Ă  ce moment-lĂ . « J’étais enfin soulagĂ©e. Mais quand Bea est nĂ©e, je me suis sentie coupable dĂšs les premiĂšres secondes », confie Annie.

annie

La maman de Bea raconte sa souffrance au Daily Mail : « Je n’avais pas dormi depuis quatre ou cinq nuits. J’aurais dĂ» ressentir une joie incommensurable et un amour dĂ©bordant mais je voulais juste qu’elle soit loin pour que je puisse dormir. J’ai commencĂ© Ă  culpabiliser. » La jeune femme a perdu deux litres de sang suite Ă  son accouchement et a fait une hĂ©morragie interne. Elle n’a pourtant pas Ă©tĂ© transfusĂ©e. A partir de ce moment-lĂ , Annie raconte qu’elle a Ă©tĂ© livrĂ©e Ă  elle-mĂȘme, et ce mĂȘme Ă  son retour Ă  la maison avec son bĂ©bĂ©.

Bea passait son temps Ă  crier

Annie explique que dĂšs sa naissance, sa fille Ă©tait trĂšs vive : « Elle criait dĂ©jĂ . Les sages-femmes lui ont donnĂ© du lait maternel parce qu’elles pensaient qu’elle avait juste trĂšs faim mais ça n’a pas aidĂ©. » La Britannique a beaucoup de mal Ă  gĂ©rer le quotidien et son mari travaille : « Si nous voulions nous asseoir et dĂźner, je devais la laisser pleurer. »

DĂ©primĂ©e, Annie explique que la plupart du temps elle voulait juste partir loin de la maison mais la seule chose qui l’en empĂȘchait Ă©tait son mari qui allait ĂȘtre furieux contre elle. Certains assistants maternels lui rendaient visite mais ne l’aidaient pas. C’est seulement quelques mois plus tard que l’un d’entre eux a compris que si Bea pleurait tellement, cela Ă©tait dĂ» Ă  des coliques. SoulagĂ©e mais toujours triste Annie a continuĂ© Ă  se battre pour gĂ©rer ses journĂ©es seule avec son bĂ©bĂ©.


georgina

La guĂ©rison d’Annie

Une fois que sa fille Bea a eu 2 ans, Annie a rĂ©alisĂ© suite Ă  une discussion avec son mari Richard que quelque chose n’allait pas. Un jour il lui a rĂ©pondu qu’elle avait un « nuage noir » au-dessus de la tĂȘte depuis la naissance de Bea. AprĂšs avoir consultĂ© plusieurs spĂ©cialistes, un docteur lui annonce qu’elle souffre d’un symptĂŽme de stress post-traumatique suite Ă  son accouchement douloureux, ainsi que de baby blues. AprĂšs 20 sĂ©ances, Annie se sentait mieux et parvenait Ă  demander du soutien autour d’elle, pourtant elle luttait toujours contre ses dĂ©mons. Un an plus tard, la trentenaire a dĂ©cidĂ© d’aller voir un thĂ©rapeute spĂ©cialiste de l’EMDR, une mĂ©thode fondĂ©e par un psychologue et qui aide Ă  surmonter ses troubles grĂące Ă  des mouvements oculaires qui « balayent » les Ă©motions nĂ©gatives prĂ©sentes suite Ă  un traumatisme.

Annie raconte : « Le mĂ©decin bougeait ses doigts de droite Ă  gauche devant moi alors que je pensais Ă  mon accouchement. Le but Ă©tait de remplacer cet Ă©pisode douloureux par de bons souvenirs. » La jeune maman poursuit :« Je ne sais pas vraiment comment ça marche mais ça a fonctionnĂ©. AprĂšs deux sĂ©ances, j’étais guĂ©rie. » Ce processus est long mais marche selon la jeune femme qui a ensuite donnĂ© naissance fin octobre 2015 Ă  une petite Georgina, suite à un accouchement qui s’est bien passĂ©.

 


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