Syndrome des ovaires polykystiques : la découverte d’une nouvelle piste pour contrer la maladie ?

ovaires polykystiques-neuf mois

Le syndrome des ovaires polykystiques touche de nombreuses femmes et on ne connaît pas encore suffisamment la maladie pour trouver un traitement curatif. Des scientifiques ont publié les résultats de leur recherche sur la maladie : le rôle de l’hormone anti-müllerienne serait ici décisif. Cette information pourrait donc offrir un véritable espoir de traitement pour toutes les femmes souffrant de ce syndrome.

Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques ?

Le syndrome des ovaires polykystiques touche près d’une femme sur 10. Il s’agit d’un dérèglement hormonal dans lequel le corps produit trop d’hormones masculines, les androgènes. Ce qui a des conséquences sur l’appareil reproducteur. Les ovaires ont une production d’ovules perturbée et les follicules ovariens ont une croissance altérée. A la base de ce syndrome on trouve une augmentation du taux d’une hormone hypophysaire (glande à la base du crâne), la LH (pour Hormone Lutéinisante).

La LH est chargée de réguler le cycle féminin. Quand elle est augmentée cela à pour conséquence de sur-stimuler les cellules ovariennes produisant les androgènes. Le taux d’insuline augmente également, ce qui a pour effet de stimuler encore plus la production d’androgènes. Même si ce n’est pas une fatalité, le syndrome cause souvent des problèmes de fertilité. Si on ne peut guérir ce syndrome, il existe des traitements efficaces pour diminuer ses effets et pallier les problèmes d’ovulation.

L’hormone anti-müllérienne en cause dans le syndrome des ovaires polykystiques

L’hormone anti-müllérienne (AMH) est une hormone sécrété par l’ovaire et participant à la régulation de la croissance folliculaire. D’après l’étude de Paolo Giaccobini, cette hormone serait liée à la survenue du syndrome des ovaires polykystiques. Chez les patientes atteintes de ce syndrome, on retrouve des taux élevés d’AMH. Pour étudier le rôle de l’AMH, les chercheurs ont travaillé sur des souris traitées avec de l’AMH pendant leur gestation : le taux élevé d’AMH a eu alors un impact en déclenchant un syndrome de type ovaires polykystiques.

L’AMH serait également responsable à l’âge adulte d’une augmentation de l’activité de neurones dans l’hypothalamus (glande située au niveau du cerveau). Cette activité neuronale stimulerait la production de l’hormone lutéinisante (LH) responsable de l’augmentation de taux d’hormones masculines. Les chercheurs ont enfin pu remarquer qu’un traitement régulant l’activité de ces neurones pouvait restaurer la fertilité des souris. Ainsi, une nouvelle piste de traitement efficace pourrait bien apparaître si ces résultats prometteurs étaient confirmés chez l’humain.


Source :

National Center for Biotechnology Information

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