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Syndrome des ovaires polykystiques : la dĂ©couverte d’une nouvelle piste pour contrer la maladie ?

Le syndrome des ovaires polykystiques touche de nombreuses femmes et on ne connaĂźt pas encore suffisamment la maladie pour trouver un traitement curatif. Des scientifiques ont publiĂ© ce mois-ci les rĂ©sultats de leur recherche sur la maladie : le rĂŽle de l’hormone anti-mĂŒllerienne serait ici dĂ©cisif. Cette information pourrait donc offrir un vĂ©ritable espoir de traitement pour toutes les femmes souffrant de ce syndrome.

Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques ?

Le syndrome des ovaires polykystiques touche prĂšs d’une femme sur 10. Il s’agit d’un dĂ©rĂšglement hormonal dans lequel le corps produit trop d’hormones masculines, les androgĂšnes, ce qui a des consĂ©quences sur l’appareil reproducteur. Les ovaires ont une production d’ovules perturbĂ©e et les follicules ovariens ont une croissance altĂ©rĂ©e. A la base de ce syndrome on trouve une augmentation du taux d’une hormone hypophysaire (glande Ă  la base du crĂąne), la LH (pour Hormone LutĂ©inisante). La LH est chargĂ©e de rĂ©guler le cycle fĂ©minin, quand elle est augmentĂ©e cela Ă  pour consĂ©quence de sur-stimuler les cellules ovariennes produisant les androgĂšnes. Le taux d’insuline augmente Ă©galement, ce qui a pour effet de stimuler encore plus la production d’androgĂšnes. MĂȘme si ce n’est pas une fatalitĂ©, le syndrome cause souvent des problĂšmes de fertilitĂ©. Si ce syndrome ne peut ĂȘtre guĂ©ri, il existe des traitements efficaces pour diminuer les effets de ce syndrome et pallier les problĂšmes d’ovulation.

L’hormone anti-mĂŒllĂ©rienne en cause dans le syndrome des ovaires polykystiques

L’hormone anti-mĂŒllĂ©rienne (AMH) est une hormone sĂ©crĂ©tĂ© par l’ovaire et participant Ă  la rĂ©gulation de la croissance folliculaire. D’aprĂšs l’étude de Paolo Giaccobini, cette hormone serait liĂ©e Ă  la survenue du syndrome des ovaires polykystiques. Chez les patientes atteintes de ce syndrome, on retrouve des taux Ă©levĂ©s d’AMH. Pour Ă©tudier le rĂŽle de l’AMH, les chercheurs ont travaillĂ© sur des souris traitĂ©es avec de l’AMH pendant leur gestation : le taux Ă©levĂ© d’AMH a eu alors un impact en dĂ©clenchant un syndrome de type ovaires polykystiques. L’AMH serait Ă©galement responsable Ă  l’ñge adulte d’une augmentation de l’activitĂ© de neurones dans l’hypothalamus (glande situĂ©e au niveau du cerveau). Cette activitĂ© neuronale stimulerait la production de l’hormone lutĂ©inisante (LH) responsable de l’augmentation de taux d’hormones masculines. Les chercheurs ont enfin pu remarquer qu’un traitement rĂ©gulant l’activitĂ© de ces neurones pouvait restaurer la fertilitĂ© des souris. Ainsi, une nouvelle piste de traitement efficace pourrait bien apparaĂźtre si ces rĂ©sultats prometteurs Ă©taient confirmĂ©s chez l’humain.

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