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Le développement du langage, important dÚs la naissance !

Ce n’est pas vraiment un scoop, mais plus les parents parlent Ă  leur tout-petit, plus celui dĂ©veloppe ses compĂ©tences sociales : parler mais aussi communiquer plus largement avec son entourage. La clĂ© de la rĂ©ussite pour l’avenir ? C’est ce que des experts amĂ©ricains ont voulu Ă©claircir. Voici leurs conclusions.

Les enfants apprennent Ă  communiquer durant les 12 premiers mois de leur vie. Une Lapalissade ? Pas tant que ça. Il n’y a pas si longtemps encore, on partait du principe qu’il ne servait Ă  rien de parler longuement Ă  bĂ©bĂ© puisqu’il ne comprenait pas les mots ! Depuis, on a tous Ă©voluĂ© par rapport Ă  cette vision de l’intelligence du bĂ©bĂ©.

Selon une Ă©tude menĂ©e par des scientifiques britanniques, parler aux enfants leur donnerait de sĂ©rieux avantages dans la vie, bien au-delĂ  de la seule acquisition du vocabulaire. Si parler Ă  bĂ©bĂ© permet en effet de lui apprendre quelques mots de vocabulaire, ce n’est pas seulement cela qui est en jeu. Lui parler, c’est entrer en relation avec lui, et tous les bĂ©bĂ©s sont friands du visage de l’adulte et notamment de leur maman. En gĂ©nĂ©ral, quand sa maman lui parle, elle le regarde, elle lui sourit, elle lui montre des objets, un paysage
 Tout cela dispose bĂ©bĂ© Ă  comprendre instinctivement l’intĂ©rĂȘt de la vie sociale, Ă  se montrer curieux envers ce qui l’entoure, et Ă  essayer de communiquer lui aussi avec ses moyens : tendre les bras pour ĂȘtre portĂ©s, faire coucou, sourire Ă  un visage connu, pointer du doigt un objet dĂ©sirĂ©. Avant l’ñge de 1 an, bĂ©bĂ© a dĂ©jĂ  acquis certaines de ces compĂ©tences avant mĂȘme d’entrer dans le langage proprement dit. L’attente du premier mot, de la premiĂšre phrase, le dĂ©veloppement du langage au cours des trois premiĂšres annĂ©es inquiĂšte souvent les parents, d’autant que certaines Ă©tudes constatent une moindre rĂ©ussite Ă  l’école des enfants issus de milieux sociaux dĂ©favorisĂ©s, dont les compĂ©tences langagiĂšres sont moins dĂ©veloppĂ©es.

Le prĂ©sident des États-Unis, Barack Obama, s’était d’ailleurs exprimĂ© sur la question et avait encouragĂ© les parents Ă  se concentrer davantage sur l’apprentissage du langage des tout-petits. Une fatalitĂ© Ă  laquelle ne se rĂ©sout pas Sandra Waxman, psychologue Ă  l’universitĂ© de Northwestern Ă  Evanston dans l’Illinois : « Il ne faut pas penser que parce que l’enfant a un vocabulaire limitĂ©, il ne rĂ©ussira pas plus tard ! ».


Dans un article publiĂ© dans le journal scientifique Trends, la psychologue a valorisĂ©, avec une collĂšgue, Athena Vouloumanos de l’universitĂ© de New York, le travail autour du langage des bĂ©bĂ©s. « C’est important, non seulement parce que cela lui permet d’apprendre plus de mots mais parce qu’entendre des gens discuter autour de lui provoque une acquisition du langage fondamental aussi bien cognitive que sociale. Cela forme ainsi la base de son apprentissage. » Autrement dit, en observant les adultes et les enfants qui l’entourent, bĂ©bĂ© comprend que la sociĂ©tĂ© mise sur le dialogue pour fonctionner et que pour s’intĂ©grer, il faut communiquer. Nul doute que vous pourrez vĂ©rifier dans quelque temps qu’il a bien compris la leçon quand il vous harcĂšlera avec ses « Dis, maman, pourquoi
 ? »


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