La grossesse tardive apporterait-elle finalement quelques « avantages » ?

Tous les professionnels de la santé, l’entourage et les médias répètent sans cesse qu’une grossesse tardive apporte plus de complications que d’avantages pour l’enfant. Il se peut même que des fausses couches aient lieu ou que le bébé ait un développement chromosomique anormal. En revanche, une nouvelle étude réalisée par l’Institut de recherche démographique allemand Max Planck tient à souligner quelques nouvelles découvertes : avoir un enfant tard permettrait à ce dernier de développer plus de facultés intellectuelles et serait aussi de plus haute taille. Des « avantages » donc qui méritent tout de même que l’on s’y arrête quelques instants…

L’évolution de notre société : le véritable avantage des grossesses tardives

Après 40 ans, les grossesses sont compliquées et trouvent souvent une issue malheureuse. Mais ce n’est pas forcément l’avis de tous les médecins et surtout de ceux qui se sont penchés sur le sujet récemment. En effet, selon eux, les enfants nés de mères plus âgées seraient favorisés dans leur vie future. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont étudié les cas de 1,5 million de Suédois. Une palette large a donc été utilisée même si celle-ci ne révèle pas forcément si une mixité sociale y est présentée. Ce qui est sûr cependant, c’est que les chercheurs ont montré que les enfants nés d’une mère plus âgée seraient plus grands, en meilleure santé et pourraient développer des capacités intellectuelles supérieures à ceux nés d’une mère jeune.

Cependant, il est important de noter que ces résultats ne sont pas tout à fait liés à l’âge de la mère. En effet, ce serait plutôt de manière indirecte que les enfants sont touchés par ce phénomène. Ce qui déterminerait ce conditionnement serait plutôt l’amélioration des connaissances médicales, du système de santé mais aussi du modèle social dans lequel sont plongés les parents. Ainsi, grâce à toutes ces avancées, une femme qui accouche 20 ans plus tard pourrait bénéficier d’un meilleur rapport à l’alimentation et aux recherches médicales. Et bénéficie sans doute aussi d’une meilleure situation socio-économique. En conséquence de tout cela, un enfant passerait un an de plus dans le système éducatif par rapport à un enfant né d’une mère jeune. Mais qu’en est-il de ces constatations établies ? Peut-on réellement qualifier d’avantages des caractéristiques physiques ou intellectuelles ? Telle est la question.

Comment peut-on interpréter cette analyse ?

Certes, rester au sein du système éducatif un an de plus peut être une chance pour tout enfant et si l’âge de la mère lors de la grossesse est en jeu, cela peut être un plus. Mais il ne faut pas oublier les autres jugements que sous-entend cette étude. En effet, comment peut-on juger d’un « avantage » quand ce dernier relève de la taille d’un enfant ? En quoi est-il possible de dire qu’un enfant petit serait plus désavantagé dans la vie ? Si le constat avait été fait sans jugement de valeur dans certains médias, l’on aurait vu une simple énumération des constats établis par les chercheurs. Mais ce n’est pas le cas… Alors comment peut-on interpréter ces analyses ? Constate-t-on l’avancée vers un eugénisme, qu’il soit consciemment établi ou non ? La question se pose même si elle peut être jugée différemment selon chaque personnalité.


En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les grossesses tardives, bien qu’elles puissent révéler quelques avantages, restent des étapes difficiles à franchir pour une future maman. Il faut tout de même prendre en compte ces difficultés lorsque l’on s’engage dans cette aventure, notamment les risques liés à un premier accouchement après 40 ans. Même si des « avantages » ont été soulignés par cette étude, les chercheurs ne peuvent pas aller jusqu’à conseiller d’attendre le plus tard possible pour devenir maman… Ce  n’est pas votre avis ?

 

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