Etats-Unis : une femme porte plainte après avoir subi une césarienne sans anesthésie

Dans un reportage de NBC New York, Delphina Mota, une jeune maman californienne, dévoile qu’elle a porté plainte contre l’hôpital où elle a accouché. En effet, elle aurait subi une césarienne sans anesthésie car l’anesthésiste n’est pas arrivé assez vite. Un accouchement qu’elle ne pourra jamais oublié, malheureusement, pas pour les raisons habituelles.

Une césarienne d’urgence

Le 15 novembre 2017, quand Delphina Mota arrive au Tri-City Medical Center à Oceanside, en Californie, rien ne laisse à penser qu’elle va devoir subir une césarienne. Elle est à 41 semaines et 4 jours de grossesse, le poids du bébé est estimé à 3,17 kilos et le col est dilaté à 2 cm. La jeune femme entre en salle de travail, demande une péridurale, effectuée à 23h06 par l’anesthésiste.

Mais, aux environs de une heure du matin, sa tension chute et à environ « 5h21, le rythme foetal est devenu impossible à lire. À ce moment là (la gynécologue) en a été informée et à 5h24 a décidé de façon appropriée qu’il fallait faire une césarienne en urgence« .

L’anesthésiste absent

Si sa petite Cali, 8 mois et demi au moment du reportage, se porte bien, sa maman ne peut toujours pas parler de son accouchement sereinement. Elle raconte avec émotion à NBC New York : « Je l’ai entendue dire « bipe le, continue à le biper ! », puis « attache là »… et soudain, j’ai senti une coupure au niveau de mon estomac, une brûlure. Quand je l’ai senti, j’ai crié « Stop ! Je le sens, je le sens !! ». Et après ça je suis pratiquement sûre que j’ai perdu connaissance à cause de la douleur. […] C’était comme un film d’horreur, poursuit-elle. Vous ne pouvez pas l’imaginer… Je préférerais avoir accouché par voie naturelle sans médicaments plutôt que d’être découpée avec un couteau » Un événement traumatisant que partage son compagnon. Il avait entendu ses cris en dehors du bloc opératoire avant qu’elle ne perde connaissance.

La plainte déposée par Delphina en juillet dernier relate ces faits, et le rapport du gynécologue corrobore avec son récit : « Comme l’anesthésiste n’était pas au bloc opératoire, j’ai procédé à l’incision avec le bistouri« . Un geste qui a permis la naissance de la petite Cali, mais qui a été traumatisant pour la mère : « C’est un problème qui va rester avec moi pour le reste de ma vie« .


Impossible en France

Si certaines d’entre vous s’inquiètent que cela leur arrive, sachez qu’en France, c’est impossible. Interrogé par France Info, le Dr Thierry Harvey, chef de service de la maternité des Diaconnesses à Paris explique : « Toutes les équipes sont formées pour faire face à une césarienne en urgence, explique le gynécologue. Lorsque la patiente est déjà sous péridurale, il faut passer des produits plus forts pour la césarienne et nous avons tous un kit disponible en quelques minutes. »

A ce jour, l’hôpital réfute toujours les accusations portées par Delphina Mota. Dans un communiqué, l’hôpital déclare que les accusations sont « outrancières » et que « la patiente a reçu une anesthésie avant la césarienne« .