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Avortement thérapeutique : malgré une injection létale à 8 mois de grossesse, le nourrisson naßt vivant

À Boulogne-sur-mer, dans le Pas-de-Calais, une femme enceinte de 8 mois a subi une IMG qui a Ă©chouĂ©. En raison d’une malformation neurologique grave chez l’enfant, les mĂ©decins de l’hĂŽpital lui avaient conseillĂ© de mettre fin Ă  sa grossesse, ce qu’elle a acceptĂ©.  L’intervention a eu lieu le lundi 24 juillet dernier. Les mĂ©decins ont alors effectué une injection qui devait arrĂȘter le cƓur du nourrisson. Quelques heures plus tard, la mĂšre devait en principe accoucher d’un bĂ©bĂ© dĂ©cĂ©dĂ©. Sauf que dans le cas prĂ©sent, le nourrisson a survĂ©cu…

D’aprĂšs le directeur du centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer : « Les Ă©checs d’IMG sont trĂšs rares, mais cela arrive ».

Cette situation trĂšs rare n’a aucune explication pour Yves Marlier, le directeur du centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer. Joint par nos confrĂšres de L’Express, il raconte qu' »Il n’y a pas eu d’erreur mĂ©dicale lors de l’Ă©valuation de dĂ©part, et Ă  priori, il n’y en a pas eu non plus lors de l’IMG au bloc. Tout semble avoir Ă©tĂ© fait selon la procĂ©dure habituelle. Deux praticiens ont constatĂ© que le bĂ©bĂ© Ă©tait bien mort : ils ont vĂ©rifiĂ© son rythme cardiaque pendant une minute, avant de conclure au dĂ©cĂšs ». En 35 ans de carriĂšre, Yves Marlier affirme n’avoir « jamais vu ça ». Pour autant, il explique que les cas de bĂ©bĂ©s nĂ©s vivants aprĂšs une IMG existent, mĂȘme s’ils sont trĂšs rares. 

Quel avenir pour la santé de ce bébé né vivant lors de cet avortement ?

D’aprĂšs les Ă©quipes mĂ©dicales, le bĂ©bĂ© bouge et boit. Cependant, il est trop tĂŽt pour se prononcer sur l’avenir de ce tout-petit, Ă  court ou Ă  long terme a expliquĂ© le Docteur Pierre Ducq Ă  La Voix du Nord.  Impossible de savoir pour l’instant la pathologie du nourrisson. L’enfant a pour le moment Ă©tĂ© admis au CHU de Lille pour subir une sĂ©rie d’examens mĂ©dicaux mais des sĂ©quelles consĂ©quentes sont Ă  envisager pour ce dernier. « Il y a dĂ©jĂ  eu des cas similaires oĂč l’enfant Ă©tait malheureusement dĂ©cĂ©dĂ© peu de temps aprĂšs« , a-t-il ajoutĂ©. Les parents, quant Ă  eux, sont dĂ©vastĂ©s par l’enchaĂźnement des Ă©vĂ©nements et pensent porter plainte contre l’hĂŽpital. L’agence rĂ©gionale de santĂ© a Ă©tĂ© alertĂ©e de l’affaire et va dĂ©cider si oui ou non une enquĂȘte administrative doit ĂȘtre ouverte.


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