20 ans, un tatouage… une situation courante. Banale presque. Eh bien, un juge australien ne l’a pas entendu de cette oreille. Il lui a interdit d’allaiter son bébé, déclenchant le tollé des associations de soutien à l’allaitement. On vous raconte ça…
Beaucoup de mamans, après la naissance de leur bébé, décident de se faire tatouer un message symbolique (ou autre chose). Une jeune femme australienne d’une vingtaine d’années a, elle aussi, cédé à cette tentation. Et vlan… Voilà que la Justice s’en mêle et lui interdit d’allaiter son bébé. Mais pourquoi donc ? Le risque de contracter un virus.
Mais comment la Justice a-t-elle donc été au courant de ce tatouage ? C’est tout simple. Après avoir appris que son ex-compagne s’était fait tatouer, le père de l’enfant a saisi la justice sur ce motif, attaquant cette maman sur le risque qu’elle a pris. Il aurait ajouté qu’elle souffrait de problèmes psychiatriques et qu’elle se droguait. Le père du bébé de onze mois espérait ainsi récupérer la garde de son enfant
Un jugement qui condamne « un risque inacceptable »
La justice a pris au sérieux cette affaire. Le juge qui s’est occupé de cette plainte a rendu son jugement le 5 juin. S’il a considéré le comportement de la mère comme étant une prise de « risque inacceptable », il ne lui a pourtant pas retiré la garde de l’enfant. Cependant, à cause du risque sanitaire, la jeune maman a été obligée de passer des tests VIH et hépatite. Même si ces tests se sont révélés négatifs, le juge a tout de même interdit à la maman d’allaiter à nouveau son bébé.
Le tollé des associations de soutien à l’allaitement
L’association australienne d’allaitement s’est évidemment intéressée à l’affaire et a pris position en faveur de la jeune mère, ne comprenant pas pourquoi un tel jugement a été rendu. La présidente de l’association, Rebecca Naylor, a d’ailleurs déclaré : « L’industrie du tatouage est soumise à une règlementation. Du moment que les procédures sont respectées, nous encourageons absolument les femmes tatouées à allaiter leurs enfants le temps qu’elles le souhaitent. » La présidente de l’association a d’ailleurs souligné que les femmes étaient nombreuses à se faire tatouer après leur grossesse, le plus souvent, le tatouage représente le prénom de leur bébé. Cela n’a jusqu’alors jamais posé problème.
La maman fait appel
Si la jeune maman a été soulagée de ne pas perdre la garde de son bébé, elle n’accepte pourtant pas la décision du juge et a fait appel dans l’espoir de pouvoir à nouveau allaiter son enfant. Le nouveau jugement sera rendu ce vendredi 19 juin à Sydney. Affaire à suivre…
