Allergie aux protéines de lait de vache : qu’est ce que c’est ?

lait à base de soja-bébé-neuf mois

L’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) est une allergie très répandue (des études montrent qu’elle pourrait toucher jusqu’à 7.5% des enfants !). Comment reconnaître cette allergie et quelle attitude doit-on adopter ? Existe-t-il un lien avec l’intolérance au lactose ?

Qu’est-ce que l’APLV ?

Il s’agit d’une allergie alimentaire fréquente. C’est la première allergie alimentaire à apparaître chez l’enfant. Il s’agit de la quatrième allergie alimentaire chez l’enfant et celle qui est probablement la plus connue. Le lait contient en effet de nombreuses protéines toutes potentiellement allergènes.

Comment confirmer un APLV ?

Tout d’abord un bébé allergique aux protéines de lait de vache peut présenter un urticaire après le sevrage. Il peut ensuite présenter des signes d’apparition immédiate comme des signes digestifs (diarrhées, vomissements, régurgitations) mais aussi des signes respiratoires comme une toux ou une respiration sifflante, des signes cutanés comme de l’urticaire. Il peut y avoir aussi des signes plus tardifs comme l’apparition d’eczéma ou une prise de poids trop faible. L’enfant peut montrer des signes de fatigue comme de la somnolence, être grognon, avoir des problèmes de sommeil. En présence de ces signes ou si vous avez le moindre doute, prenez rendez vous chez votre médecin ou votre pédiatre. Même si l’allergie aux protéines de lait de vache n’est pas forcément facile à diagnostiquer, plusieurs tests vont pouvoir affiner le diagnostic. Le médecin va procéder à des tests cutanés, des dosages d’anticorps voire des tests de provocation par voie orale.

Quelles sont les mesures à prendre ?

Bonne nouvelle : 90 % des allergies aux protéines de lait de vache guérissent après 15 ans, cependant les enfants allergiques aux protéines de lait de vache sont souvent plus sensibles à d’autres allergies alimentaires.
En attendant, la stratégie principale consiste en l’éviction des protéines de lait de vache de l’alimentation du nourrisson. Pour cela, il faut utiliser des formules dont les protéines ont subi une hydrolyse dite extensive, ou, pour les cas les plus sévères, des formules contenant des acides aminés. On déconseille l’utilisation de laits végétaux ou de lait d’autres espèces animales, car ceux-ci peuvent contenir des protéines allergènes.


Quelle est la différence entre APLV et l’intolérance au lactose ?

Le lactose est un sucre particulier retrouvé dans le lait. C’est la lactase, une enzyme particulière, qui permet de digérer le lactose. Quand il y a un déficit en lactase, le lactose s’accumule dans les intestins et provoque des fermentations, responsables de désordres digestifs (diarrhées, ballonnements…) ou de la fatigue, des maux de tête. Les nourrissons souffrent rarement de l’intolérance au lactose sauf en cas de maladie génétique rare appelée déficit congénital en lactase. Chez l’enfant, une intolérance passagère peut apparaître lors d’une infection comme une gastro-entérite. Cette intolérance n’est donc absolument pas en lien avec l’allergie aux protéines de lait de vache.