5 points à connaître sur l’entérocolite nécrosante du nouveau-né

Le décès de trois grands prématurés au CHU de Caen en avril dernier met en lumière cette pathologie méconnue du grand public. Et pour cause, puisqu’elle touche essentiellement les grands prématurés et, finalement, pas si souvent. Contrairement à l’actualité funeste de ces dernières semaines, l’entérocolite nécrosante du nouveau-né n’est pas forcément synonyme de décès. Mais il s’agit néanmoins d’une pathologie grave qui nécessite un traitement rapide.

La cause déclenchante est encore inexpliquée

A l’origine de l’entérocolite nécrosante du nourrisson, on trouve des lésions qui occasionnent une perte de tissu sur la muqueuse intestinale, lésions qui peuvent évoluer vers une perforation voire une péritonite.
Selon certaines études, un manque d’apport d’oxygène dans le sang occasionné par ces lésions, pourrait bloquer la production de glaires protectrices de la muqueuse intestinale. Les bactéries auraient alors toute latitude de pénétrer dans la paroi intestinale, sécrétant de l’hydrogène dont l’accumulation induit alors la présence de gaz dans les intestins (pneumopathie intestinale).

La mise en quarantaine est obligatoire

L’origine étant infectieuse, donc contagieuse, le bébé doit être isolé durant toute la durée du traitement afin de protéger les autres bébés hospitalisés en néonatalogie.

L’alimentation est à l’origine de l’infection

Les lésions à l’origine de l’entérocolite nécrosante du nourrisson peuvent apparaître chez les bébés grands prématurés alimentés avec des préparations lactées ou ayant reçu une alimentation par voie veineuse avec des solutés hypertoniques mal adaptés au nourrisson.

Un bébé sur trois en détresse vitale

Le bébé malade présente une occlusion intestinale, un ballonnement abdominal, des vomissements, des selles liquides parfois sanguinolentes, une peau grisâtre et des apnées.

Les analyses sanguines font état d’un pH inférieur à la normale (acidose). L’investigation se poursuit, en général, par des radios qui démontrent la présence de gaz et parfois d’un pneumopéritoine (entrée d’air ou de gaz dans l’abdomen), notamment en cas de perforation des intestins. L’issue est malheureusement fatale dans un tiers des cas.

Des traitements existent

Quand le diagnostic est posé, le traitement est mis en place : cela consiste en l’arrêt de l’alimentation orale, en la décompression de l’intestin via une sonde gastrique reliée à un aspirateur, et en la prescription d’un traitement antibiotique. Pendant ce temps, le bébé est nourri par voie veineuse.
En cas de perforation avec pneumopéritoine et péritonite, une opération chirurgicale est indispensable le plus rapidement possible.


 

 

 

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