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Et si mon bébé était prématuré ?

Naissance surprise ou prématurité prévisible, on est toujours démunie face à ce tout-petit qui arrive, si fragile. Le point sur les choses à savoir, avec Isabelle M., puéricultrice en service de néonatalogie.

Heureusement, lorsqu’une naissance prĂ©maturĂ©e se produit, la prise en charge de la mĂšre et de son bĂ©bĂ© est le plus souvent assurĂ©e dans une unitĂ© adaptĂ©e, associant une maternitĂ© et un service de nĂ©onatalogie. Si ce n’est pas le cas, le transfert de la maman vers une maternitĂ© de niveau 3 suit de prĂšs celui du bĂ©bĂ©. En nĂ©onatalogie, les Ă©quipes sont formĂ©es Ă  la grande prĂ©maturitĂ©. BĂ©bĂ© sera donc dans de bonnes mains. Mais pour les parents, dĂ©jĂ  Ă©motionnĂ©s par la grande fragilitĂ© du tout-petit, vraiment trĂšs petit, le second choc est produit par l’univers de machines dans lequel le petit prĂ©maturĂ© va passer ses premiĂšres semaines. La couveuse est le meilleur outil pour garantir une chaleur suffisante au bĂ©bĂ©.

Enfin, il faudra aussi aider beaucoup de ces petits bĂ©bĂ©s Ă  respirer. Trop faibles pour s’alimenter eux-mĂȘmes, ils devront bĂ©nĂ©ficier d’une alimentation par sonde. Enfin, ils sont mis sous Ă©troite surveillance au niveau cĂ©rĂ©bral, par Ă©lectroencĂ©phalogramme voire IRM. Tout cela est forcĂ©ment trĂšs Ă©prouvant pour les parents, mais il faut se dire que tout cela est fait pour que bĂ©bĂ© sorte de nĂ©onatalogie en pleine forme. Et que les mĂ©decins sont maintenant trĂšs Ă  l’écoute de la souffrance des tout-petits. Ainsi des cahiers des charges ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s pour minimiser au maximum l’impact du bruit en nĂ©onatalogie et pour soulager la douleur au moment des soins.

Comment prévenir une trop grande prématurité?

Comme l’accouchement prĂ©maturĂ© n’est pas toujours Ă©vitable, la grossesse doit ĂȘtre avant tout soigneusement suivie. Dans tous les cas, tenir compte du moindre signe d’alerte est essentiel. En gĂ©nĂ©ral, on demande Ă  une future maman « à risque » de se reposer le plus possible, parfois mĂȘme de rester allongĂ©e. Des mĂ©dicaments sont prescrits ou non. Enfin, lorsque la menace d’un accouchement prĂ©maturĂ© est trĂšs important, on prĂ©pare cette prĂ©maturitĂ© en donnant Ă  la mĂšre des surfactants et en lui injectant des corticoĂŻdes qui permettent d’accĂ©lĂ©rer la maturation des poumons et de mettre le nouveau nĂ© dans les meilleures conditions pour respirer.

Demander de l’aide, si nĂ©cessaire

Le plus important pour bĂ©bĂ©, c’est que ces parents vivent au mieux cette pĂ©riode difficile pour lui. En Ă©vitant le surcroit de culpabilitĂ©, les parents transmettent Ă  bĂ©bĂ© des ondes positives, un discours d’amour rassurant qui va l’aider Ă  surmonter les difficultĂ©s de sa jeune vie. Il ne faut pas hĂ©siter Ă  demander de l’aide, pour pouvoir exprimer ses peurs, ses doutes, ses regrets. Une sage-femme, un mĂ©decin, un psychologue (souvent prĂ©sent dans les unitĂ©s de nĂ©onatalogie), voire un aumĂŽnier pour les parents croyants, pourra accompagner les parents en difficultĂ©. Au retour Ă  la maison, souvent les parents ont tendance Ă  surprotĂ©ger leur petit « prĂ©ma » : quoi de plus normal ? Mais s’il a Ă©tĂ© jugĂ© apte Ă  sortir de l’hĂŽpital, c’est qu’il va bien.

Pour apprendre Ă  lĂącher prise, il faut parfois, lĂ  encore, ne pas hĂ©siter Ă  demander un peu d’aide autour de soi. Et bien sĂ»r, penser Ă  faire appel Ă  des associations de parents de bĂ©bĂ©s prĂ©maturĂ©s, les plus Ă  mĂȘme de comprendre par quoi on passe alors, telle SOS PrĂ©ma. Un bon contact pour recevoir des conseils sur les soins Ă  donner mais aussi le matĂ©riel Ă  acheter ou se faire prĂȘter pour apporter le plus de confort possible au bĂ©bé : du cocon de soutien en mousse, Ă  la tĂ©tine prĂ©maturĂ©, en passant par la layette Ă  la taille de bĂ©bé .

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