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Peut-on choisir la date de son accouchement ?

En Orient où faire le thème astral de bébé est une tradition, beaucoup de mamans choisiraient la date de leur accouchement afin que les astres soient favorables à leur bébé. Mais en Occident quelles seraient les bonnes raisons de choisir la date de naissance de bébé, ce qui impose techniques de déclenchement ou césarienne et donc une augmentation du risque de complications obstétricales ? Si le déclenchement pour convenance personnelle n’est pas interdit en France, « il est rarement accepté à l’hôpital mais plus facilement pratiqué par les médecins libéraux en clinique privée, plus attentifs aux demandes particulières des mamans », souligne le Dr Luka Velemir, gynécologue-obstétricien. Mais il y a des règles à respecter.

Quelles sont les conditions pour déclencher un accouchement ?

Le déclenchement ne peut être envisagé que si la future maman a atteint 39 semaines d’aménorrhée, si son col de l’utérus est mou, raccourci et ouvert à au moins deux ou trois centimètres et à condition que le fœtus se présente la tête en bas. Les risques de complications ne sont alors pas plus élevés que pour une naissance spontanée. A l’inverse, un col fermé va nécessiter l’application d’un gel de prostaglandines dans le vagin pour déclencher l’ouverture. « Ce procédé ne présente pas une efficacité parfaite, conduisant même dans 20 à 30% des cas à décider d’une césarienne, prévient le gynécologue-obstétricien. Cela peut également provoquer chez certaines femmes des contractions très douloureuses qui ne peuvent être que très temporairement soulagées avec de la morphine. » Pour le corps médical, ce type de déclenchement est à réserver exclusivement aux situation justifiées sur le plan médical : « En cas d’hypertension sévère de la future maman, de diabète gestationnel déséquilibré ou encore de dépassement du terme par exemple », précise le Dr Luka Velemir.

La césarienne de convenance, un choix à étudier avec le médecin

En Suisse ou au Brésil, la césarienne de convenance est couramment pratiquée. En France, si beaucoup de futures mamans cauchemardent durant toute leur grossesse à l’idée d’avoir une césarienne, d’autres la planifient à l’avance avec leur gynécologue, par peur de l’accouchement par voie naturelle ou pour raison personnelle. « L’important, c’est que ce choix soit réellement motivé, d’autant qu’il n’y a pas de contre-indication médicale spécifique à pratiquer une césarienne, excepté si la femme a été multi-opérée dans la région abdomino-pelvienne », précise le Dr Luka Velemir. Mais elle impose alors une naissance un peu plus précoce : l’obstétricien la programme généralement quinze jours avant le terme afin d’éviter de devoir la pratiquer en urgence si le travail spontané se déclenchait chez la future maman.

Ceci étant, la césarienne programmée n’est pas une assurance antidouleur : « Même si de nombreux progrès ont été réalisés au cours des dix dernières années tant au niveau de la technique opératoire que de la prise en charge de la douleur, la césarienne ne gomme pas totalement la douleur, et peut parfois laisser un mauvais souvenir à la patiente », conclut l’obstétricien.
Surtout si on considère qu’il existe certains risques opĂ©ratoires avec la cĂ©sarienne, comme une forte hĂ©morragie pour la mère – fort heureusement rare – ou de dĂ©tresse respiratoire passagère enregistrĂ©e chez 5% des enfants nĂ©s par cĂ©sarienne programmĂ©e, mĂŞme après 39 SA. Et il faut garder Ă  l’esprit qu’accoucher par les voies naturelles après une cĂ©sarienne peut ĂŞtre plus compliquĂ© pour une grossesse suivante, en raison de la cicatrice sur l’utĂ©rus. Un risque mineur, mais Ă  prendre en compte.

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