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Les frais d’adoption

Il faut avant tout rappeler qu’il n’est pas question de payer pour avoir un enfant : les enfants ne sont pas des biens de consommation et ni les pays ni les personnes ne doivent tirer profit de l’adoption. Ainsi en France, il n’y a pas de frais pour adopter. En France, l’adoption d’un pupille de l’État est gratuite et ne gĂ©nĂšre pas de frais administratifs…

 

Mais adopter Ă  l’étranger coĂ»te cher…

L’adoption internationale, par contre, a un coĂ»t trĂšs variable d’un pays Ă  l’autre. Il peut s’Ă©lever Ă  plusieurs milliers d’euros, qui couvrent les frais administratifs de constitution de dossier, les traductions assermentĂ©es, les taxes d’État, les honoraires d’un avocat (si nĂ©cessaire), les voyages, les visas, les dons Ă  l’OAA (Organisme AutorisĂ© pour l’Adoption) ou Ă  l’orphelinat
. Si l’on dĂ©cide de passer par un OAA, l’avantage est que le coĂ»t de l’adoption ne devrait prĂ©senter aucune surprise : le budget est annoncĂ© d’emblĂ©e et il est visible sur le site de la MAI (Mission de l’Adoption Internationale). Nous conseillons quand mĂȘme de demander le montant exact lors du premier entretien avec l’organisme choisi.

Les frais pour adopter varient d’un pays Ă  l’autre…

Alors si tout est si bien rĂ©glĂ©, pourquoi entend-t-on parler de « marchĂ© » de l’adoption ? Parce que la demande excĂšde l’offre, et les coĂ»ts peuvent varier en fonction de la demande. Il est important que les parents se renseignent le plus possible auprĂšs des associations et de la Mission de l’adoption internationale, pour ne pas favoriser des pratiques douteuses, Ă  la limite de l’illĂ©galitĂ©. La dĂ©ontologie et l’intĂ©rĂȘt premier de l’enfant disparaissent alors au profit d’avantages Ă©conomiques. Il faut que les dons ne deviennent pas une source de gain pour certains interlocuteurs mal intentionnĂ©s. Cela pourrait en effet inciter des familles Ă  abandonner leurs enfants voire Ă  faire des enfants pour l’adoption. Pour aider les futurs parents, la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) offre une prime et des allocations d’adoption mais seulement Ă  partir de la date d’arrivĂ©e de l’enfant dans la nouvelle famille. L’adoption internationale implique donc un effort Ă©conomique majeur qui est parfois en contradiction avec d’autres aides Ă  la crĂ©ation d’une famille. Des femmes dont l’entiĂšre stĂ©rilitĂ© est reconnue par la SĂ©curitĂ© sociale, peuvent en effet avoir recours gratuitement Ă  la FĂ©condation in vitro (FIV) et Ă  l’insĂ©mination artificielle (IA) , mais doivent affronter des coĂ»ts considĂ©rables le jour oĂč elles s’investissent dans un autre projet, l’adoption. C’est un des aspects de ce parcours du combattant, parsemĂ© d’amour et d’espoir.


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