Le débat des mères porteuses

Selon la Législation française, la mère d’un enfant est exclusivement celle qui le met au monde. La Loi française considère que le fait de louer les services d’une mère porteuse pour avoir un enfant va à l’encontre des lois bioéthiques.

Etre mère porteuse consiste à porter un enfant pendant neuf mois pour le donner à une autre famille à sa naissance… Un nombre conséquent de femmes dans le monde choisissent de devenir mères porteuses. Toutefois, en France, la Loi ne le permet pas. Cette pratique est même passible d’une amende (45 000 euros minimum) et d’un emprisonnement. Malgré les interdictions, beaucoup de couples stériles n’hésitent pas à aller à l’encontre de la constitution et se tournent vers des femmes disposées à porter leur enfant, dans d’autres pays. Il existe des associations qui tentent de faire changer la Loi française. Ces associations militent en faveur des mères porteuses et avancent que les personnes qui ont recours à cette pratique veulent un enfant issu de leur couple. Elles soutiennent que ces couples sont surtout ceux qui ont tout essayé avant de se tourner vers les mères porteuses et que ces dernières peuvent disposer de leur utérus comme bon leur semble, sans toutefois tomber dans l’excès.

Pourquoi la France refuse les mères porteuses ?


La France, elle, met en avant le côté moral de disposer de son corps contre de l’argent et les lois bioéthiques pour argumenter sur la "gestation pour autrui". Ces lois refusent que le corps humain soit considéré comme un incubateur que l’on pourrait louer. Toutefois, cette interdiction est valide seulement sur le sol français. Les couples qui veulent louer les services d’une mère porteuse peuvent se rendre dans un autre pays où cela est permis. Mais il n’en demeure pas moins que l’enfant ne sera pas reconnu sur le territoire français comme un enfant biologique. Une autre raison qui justifie le refus de la France sur les mères porteuses  réside dans les liens familiaux et sanguins, qui deviennent alors plus complexes. De plus, on craint que le changement de loi sur cette pratique fasse place à un réseau malsain. Les craintes de voir naître un commerce immoral autour des mères porteuses sont réelles. Un marché pourrait effectivement se créer et les abus trouveraient leur place. Le débat se poursuit toujours et la décision qu’adoptera ou pas la Législation française par rapport à la gestation pour autrui reste toujours inconnue.

 

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