Les mères porteuses interdites en France

La Loi en France interdit les mères porteuses. N’empêche que certains couples y ont recours à l’étranger, aux États-Unis par exemple. Porter un enfant pour une autre se veut être une démarche volontaire et désintéressée… mais elle ne l’est pas toujours.

 

La France dit non aux mères porteuses

Contrairement aux États-Unis et à la Belgique, entre autres pays, la France n’autorise pas aux femmes de porter des enfants pour d’autres couples. Depuis 1994, cette loi interdisant les mères porteuses a pris effet dans l’Hexagone. Malgré le fait que ce soit une transgression, beaucoup de couples se tournent vers cette pratique afin d’apporter un enfant à leur famille. Avant 1994, les mères porteuses n’étaient pas dans l’illégalité, mais depuis les révisions sur les lois bioéthiques, la France en a décidé autrement.

 

Mère porteuse : une solution à la stérilité ?

Plusieurs raisons peuvent pousser un couple à commencer les démarches pour trouver une mère porteuse. Entre autres, cette décision serait motivée par l’envie d’avoir un enfant issu du couple, en cas d’infertilité d’un partenaire, ou est la dernière alternative dans un cas où les autres méthodes de fécondation essayées n’ont rien donné. Bien sûr, le coût encouru pour avoir recours aux mères porteuses est plus élevé qu’une adoption. Mais beaucoup de couples trouvent cette méthode plus rapide et moins contraignante que les démarches administratives en vue d’adopter.


 

Pourquoi certains pays autorisent les mères porteuses ?

Bien que la France l’interdise, il y a des couples français qui se rendent dans d’autres pays afin de faire porter leur enfant par une étrangère. Cela engage beaucoup de frais, sans compter le risque d’arnaque qui reste élevé. Afin de limiter ces risques, l’association Maia milite pour que les couples trouvant de l’aide auprès des mères porteuses ne soient plus dans l’illégalité. La Loi dans l’Hexagone considère que la personne qui donne vie à un enfant est et reste la mère. C’est une des deux raisons principales pour laquelle elle ne veut pas changer d’avis. L’autre raison réside dans le but d’éviter les batailles juridiques entre les couples voulant avoir un enfant et les mères porteuses qui pourraient éventuellement refuser de « donner » le bébé. De plus, il y a le risque qu’un trafique d’enfants s’installe, ce qui veut être évité. Si les couples engagés dans cette pratique et les mères porteuses sont découverts, ils risquent tous une amende de 45 000 euros, au minimum. C’est aussi pour cette raison que les Français se tournent volontiers vers les pays étrangers où la pratique des mères porteuses est légale. Toutefois, de retour au pays, le hic, c’est que l’enfant n’est pas reconnu. Cette situation fait toujours débat. Les associations militent afin de légaliser la pratique en France, mais les choses ne semblent pas bouger en leur faveur encore.

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