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Une déclaration du CollÚge national des Gynécologues et Obstétriciens Français choque les femmes !

« Les femmes c’est comme les juments, celles qui ont de grosses hanches ne sont pas les plus agrĂ©ables Ă  monter, mais c’est celles qui mettent bas le plus facilement. » VoilĂ  la citation qu’on pouvait lire sur les Ă©crans lors des journĂ©es du CollĂšge national des GynĂ©cologues et ObstĂ©triciens Français (CNGOF). Une citation issue du roman d’Yves Aubard, Le Seigneur de ChĂąlus, qui date du XĂšme siĂšcle et qui a beaucoup fait rĂ©agir sur les rĂ©seaux sociaux.

Une citation qui passe mal

Suite au mouvement #MeToo, il Ă©tait Ă©vident que ce genre de phrase passerait mal. On peut dire que le choix du CNGOF Ă©tait plutĂŽt douteux et il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que la citation se retrouve sur Twitter. Une Ă©tudiante sage-femme, a pris une photo du grand Ă©cran qui se trouvait sur la scĂšne pendant les confĂ©rences. Elle a accompagnĂ© la photo de ce message : « Non chers messieurs au @leCNGOF nous demandons des excuses Ă  nous LES femmes car non nous ne sommes pas des juments !!! #jenesuispasunejument »

De nombreuses femmes ont réagi à cette citation, exigeant des excuses de la part du CNGOF en utilisant le hastag #JeNeSuisPasUneJument.

Des titres de conférences douteux

En plus de cette citation moyenĂągeuse, deux titres de confĂ©rences ont fait rĂ©agir : « Ces prĂ©tendues violences obstĂ©tricales : les enjeux juridiques » et « Comment se prĂ©munir des plaintes pour attouchements sexuels ». Depuis 2014, le hastag #PayeTonUterus avait Ă©tĂ© lancĂ© sur Twitter. Le but Ă©tait de dĂ©noncer les violences obstĂ©tricales et gynĂ©cologiques. De plus en plus utilisĂ© depuis le mouvement #MeToo, un rapport a Ă©tĂ© publiĂ© en juin dernier par le Haut Conseil Ă  l’Ă©galitĂ© entre les femmes et les hommes.

Les titres semblaient donc remettre en question ces violences, comme si elles n’existaient pas et que les femmes mentaient. C’est ce qu’ont dĂ©noncĂ© d’autres internautes sur Twitter.

Des excuses attendues

Face Ă  la polĂ©mique provoquĂ©e par cette journĂ©e du CNGOF, le PrĂ©sident du CollĂšge a tenu Ă  prĂ©senter des excuses via le compte Facebook du CNGOF : « Je prie donc tous ceux qui ont pu ĂȘtre choquĂ©s par l’affichage inappropriĂ© de cette phrase moyenĂągeuse d’accepter les excuses du CNGOF qui, bien sĂ»r, regrette cet acte dĂ©placĂ©« . Ce n’est pas la premiĂšre polĂ©mique parmi les organisations de gynĂ©cologues. En septembre dernier, le PrĂ©sident du Syndicat National des GynĂ©cologues et ObstĂ©triciens Français, s’Ă©tait positionnĂ© contre l’avortement, en prĂ©cisant Ă  ce sujet au micro de l’Ă©mission Quotidien « Nous ne sommes pas lĂ  pour retirer des vies ».

Et vous, que pensez-vous de cette journée du CollÚge national des Gynécologues et Obstétriciens Français ?

Intervention officielle du PrĂ©sident du CNGOF du 7 dĂ©cembre 2018 Chers Amis et CollĂšgues,Lors de la prĂ©sentation…

PubliĂ©e par CNGOF sur Vendredi 7 dĂ©cembre 2018

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