La fertilité des foetus mise en danger par la prise de paracétamol et d’ibuprofène pendant la grossesse ?

Enceinte, la prise de médicaments doit toujours se faire avec un avis médical. En cas de douleurs, le paracétamol est souvent l’antalgique prescrit mais une nouvelle étude tend à prouver que la prise de paracétamol ou d’ibuprofène pendant la grossesse pourrait avoir des conséquences sur le développement de l’appareil génital des fœtus féminin.

Prise de médicaments pendant la grossesse : que faire ?

La première chose à faire quand on apprend que l’on est enceinte, c’est d’avertir son médecin traitant pour connaître les médicaments qu’il faut éviter et ceux que l’on peut consommer. Si on a un traitement long ou pour une maladie chronique, il ne faut surtout pas l’arrêter seule, encore une fois on demande un avis médical. Vous pouvez également vous rendre sur le site https://lecrat.fr/ (Centre de Référence sur les Agents Téraogènes) pour avoir plus de renseignements sur les différents risques liés aux médicaments quand on est enceinte ou quand on allaite.

L’ibuprofène et le paracétamol : deux antalgiques avec des effets secondaires à éviter ou limiter autant que possible

Des chercheurs de l’université d’Edimbourg ont mis en évidence un lien entre la consommation de paracétamol pendant la grossesse et la diminution de près de 40% du nombre de cellules productrices d’ovules chez les fœtus féminins. Les ovaires exposés à l’ibuprofène ont vu également le nombre de leurs cellules germinales diminuer de moitié. (Ce qui signifie que les enfants à naître pourraient subir une ménopause précoce). Chez les garçons, le même problème a été mis en évidence, le nombre de cellules à l’origine de la formation des spermatozoïdes avait diminué de près d’un quart. Cette altération serait en plus transmissible à la descendance. L’année dernière déjà, la revue Prescrire avait alerté sur les risques de la prise d’ibuprofène pendant la grossesse. Il semble que la prise de paracétamol soit elle aussi néfaste et doit donc être évitée au maximum. L’étude néanmoins se doit d’être approfondie afin de préciser l’impact de la prise d’antalgiques pendant la grossesse et connaitre ainsi les doses maximales à respecter.


Enceinte, on fait quoi alors ?

Certains médicaments sont utilisables sans danger pendant la grossesse. En cas de fortes douleurs ou de fièvre, il faut impérativement consulter, votre médecin vous prescrira de quoi vous soigner sans danger. A noter que les chercheurs de l’étude précise que la prise de paracétamol n’est pas interdite mais doit être occasionnelle en prenant la dose minimale. En cas de petites douleurs, on peut aussi essayer des médecines douces alternatives comme l’hypnose ou l’acupuncture.

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