En Islande, pourquoi n’est-il pas question de faire dans l’originalité avec les prénoms ?

En Islande, pas question de faire dans l’originalité avec les prénoms. En effet, pour faire leur choix, les parents doivent piocher dans une liste établie par le Mannanafnanefnd, ce qui donne en version française : le Comité des noms islandais. Cette dernière est composée 3565 prénoms au total, dont 1853 pour les filles et 1712 pour les garçons. Le très sérieux Mannanafnanefnd a ainsi pour intérêt de veiller à l’intérêt de l’enfant et à la cohésion de la langue islandaise. Possible que nous n’entendions donc jamais un bébé se faire appeler Titeuf ou encore Nutella au pays du volcan Eyjafjallajokull….

Les prénoms islandais : plus qu’une tradition, une véritable institution

Le statut isolé de l’Islande a favorisé une certaine culture traditionaliste et a contribué à une évolution relativement lente de sa langue. De part son nombre d’habitants faiblement élevé, l’Islande continue de mettre l’accent sur un système sans nom famille. Ainsi, 90 % d’Islandais n’en ont pas et sont tout simplement identifiés par un patronyme à la suite de leur prénom. Ce dernier se constitue du prénom du père (ou parfois de la mère) et d’un suffixe. Par exemple, si un père se prénomme Sigurdur, ses fils se nommeront Sigurdsson et ses filles Sigurdardottir.

Bientôt la fin du Mannanafnanefnd ?

Cependant, aujourd’hui les Islandais tentent d’innover en proposant chaque année de nouveaux prénoms. Mais cela dit, le Comité veille tout de même à ce que ces derniers s’inscrivent bien dans la langue islandaise. C’est ainsi que dernièrement, quelques prénoms ont donc été ajoutés comme Angelína, auquel il ne faut pas oublier l’accent sur le « i » pour ne pas faire défaut à la grammaire islandaise.


Mais à l’heure actuelle, certains Islandais considèrent cet impératif de liste comme étant désuet, voire même archaïque. En effet, l’afflux d’immigrés et le melting-pot qu’il engendre rendent cette liste à présent un peu compliquée à appliquer. Mais pour faire face à ce problème, une loi est sur le point d’être votée. Celle-ci rendrait alors obligatoire le choix d’un prénom qui se décline en islandais mais le rôle du Comité deviendrait alors inutile. Affaire à suivre donc.

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