En train de lire
Cosmétiques bébé : la polémique sans fin !

Cosmétiques bébé : la polémique sans fin !

Une nouvelle étude, publiée par l’ONG WECF, lance l’alerte sur la quasi-totalité des produits cosmétiques, même certains labellisés bio. En cause, des ingrédients à risques élevés, modérés ou faibles, d’allergie, d’infertilité ou de cancer. Pour la Fédération des Entreprises de la Beauté, c’est une polémique sans fondement. Et nous, parents, on se fait comment une opinion ?

Conservateurs : le retour

Phénoxyéthanol… Le nom maudit que connaissent tous les parents. Ce conservateur mis en cause par l’ONG WECF, classé à risque élevé, pourrait causer des soucis en matière de fertilité future des bébés.

D’autres conservateurs pourraient provoquer des allergies : c’est le cas de la méthylisothiazolinone (MI) et de la méthylchloroisothiazolinone (MI/MCI), utilisés à un taux maximal extrêmement faible (0,01% pour le premier et 0,0015% pour le second. Les conservateurs à risques faibles ne sont pas oubliés et notamment les méthylparaben et éthylparaben.


Depuis la polémique lancée au début des années 2000 qui n’a peut-être pas assez expliqué que les parabènes se classaient en plusieurs familles diversement fréquentables, les parents se sont détournés des produits qui contenaient des parabènes à risque faible. D’où l’arrivée des conservateurs (MI et MI/CMI) bien plus méchants. Et c’est bien là le risque de toute polémique : pousser à faire pire en croyant bien faire !

Un parfum de polémique

Les parfums dans les cosmétiques n’ont jamais eu bonne presse car ils peuvent provoquer des allergies dans de rares cas. Mais c’est faire un peu vite table rase des évolutions de l’industrie cosmétique que de les condamner tous manu militari. En effet, la plupart des grandes marques de cosmétiques pour bébé utilisent des parfums hypoallergéniques. Il est dommage que cette précision n’ait pas été apportée, afin d’éviter que l’opprobre ne tombe sur tous les produits qui contiennent du parfum. En effet, les recherches récentes sur la peau du nourrisson établissent de manière certaine le besoin d’hydratation pour éviter l’apparition de problèmes cutanés.

Et si des produits de soin ne contiennent ni phénoxyéthanol ni conservateurs, posant question, mais juste du parfum hypoallergénique, pourquoi s’en passer ?

Huiles minérales et sulfates : liberté sous condition

Les huiles minérales sont considérées à risque modéré de cancer, donc un peu fréquentables à condition d’être raffinées au maximum. Les sulfates (dont le sodium lauryl), qui procurent l’effet moussant tellement agréable, ne sont pas considérés comme cancérogènes. Mais ils peuvent provoquer des réactions sur des peaux sensibles et ne sont pas particulièrement tendres avec les cheveux.


D’autres (EDTA) seraient irritants pour les yeux. Bref, les sulfates manquent juste de finesse et de sensibilité : peaux sensibles s’abstenir !

Voir Aussi

Coup de chaud sur les filtres solaires

Ce sont les fameuses nanoparticules (MBBT, dioxyde de titane, oxyde de zinc…) que l’on retrouve dans les filtres solaires. Ces nanoparticules pourraient être cancérogènes et leur usage est fortement déconseillé quand la peau présente des lésions ou des coups de soleil. Sinon, mieux vaut un filtre solaire qu’un coup de soleil, surtout pour un jeune enfant !

Ce qu’il ressort de la polémique

En résumé, l’étude ne révèle rien qu’on ne savait déjà : il y a dans les produits cosmétiques des ingrédients plus ou moins fréquentables en principe, mais qui font tous l’objet d’études scientifiques afin de limiter leur taux de concentration dans les produits de soin à des niveaux sécurisants, voire de prononcer leur interdiction. « La réglementation européenne qui encadre la fabrication des produits cosmétiques pour bébé est très stricte en matière de sécurité, souligne la Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA). En France, le Comité Scientifique pour la Sécurité du Consommateur (CSSC) met régulièrement à jour les lignes directrices qui servent de fil rouge à l’évaluation de tout produit lancé sur le marché. Ces lignes directrices contiennent un chapitre entier consacré à l’évaluation des produits cosmétiques destinés aux enfants de moins de 3 ans. » Et de souligner que la réglementation européenne est l’une des plus sévères au monde et sert de repère à bien d’autres pays. Mais cela ne suffit manifestement pas à empêcher les polémiques, au risque de provoquer des comportements d’éviction qui peuvent avoir des conséquences pour la peau de bébé.

En cas de doute, tous les pédiatres sont unanimes pour conseiller de choisir le produit hypoallergénique dont la formule contient le moins d’ingrédients.


Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire