Des nausées et vomissements incoercibles au 1er trimestre ?

Il y a parfois de drôles de coïncidences : le pourcentage de bergères appelées à devenir Altesses Royales, ça se mesure au niveau de l’infiniment petit. Eh bien bonne nouvelle, les vomissements invalidants dont semble souffrir Kate Middleton, l’épouse du prince William, c’est pareil. Seul 1% des femmes enceintes en souffre. Néanmoins pour celles-ci, c’est pas la joie. Explications.

Inutile de chercher une explication dans les antécédents supposés d’anorexie de l’ex-future maman (toujours) royale. Les chercheurs ne savent pas ce qui est en cause dans cette hyperémèse gravidique (de son petit nom savant).

Aux États-Unis, pays généreusement peuplé, près de 300 000 femmes enceintes sont hospitalisées pour ce motif, cela paraît beaucoup mais mesuré à l’aune de la démographie américaine, c’est peanups. Sauf pour celles qui en souffrent, évidemment. Sauf que c’est aussi la deuxième cause d’hospitalisation prolongée pendant la grossesse.

Les recherches menées au cours des décennies écoulées semblent pointer une cause génétique, donc héréditaire. Selon un chercheur qui a étudié de près la pathologie pour avoir en avoir été elle-même victime, le Dr Marlena Feizo (UCLA), si un proche dans votre famille en a souffert, aux abris ! Vous auriez alors 17 fois plus de risques d’en souffrir qu’une autre femme enceinte. Dites pas merci, c’est tout naturel….

Quel traitement ?

Et alors ? La pathologie et ses causes obscures, c’est une chose, le traitement à mettre en place en est une autre. Pendant des années, les femmes enceintes qui souffraient de vomissements excessifs, mettant en danger leur santé car provoquant une dénutrition importante, n’avaient pas d’autres solutions que de prendre des antihistaminiques. Sauf que cette famille de médicaments est susceptible de provoquer une naissance prématurée ou de générer un petit poids de naissance. Pas la bonne idée donc, même si ces séquelles ne concernent, selon les dernières études, que moins de 6% des femmes ayant pris ce type de traitement. Mais le risque est réel, donc abstinence. Las… il reste beaucoup à faire pour qu’un traitement efficace et sans danger pour le fœtus puisse soulager les futures mamans ! Parce que pour traiter efficacement, il faut connaître la cause. Alors, que faire ? A part se serrer les coudes avec d’autres mamans souffrant de cette pathologie, les solutions ne sont pas légion pour l’instant, en l’absence de recherches approfondies sur la pathologie.

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Côté bébé, selon le Dr Marlena Feizo, une injection de vitamine B1 pourrait protéger le tout-petit des conséquences de la dénutrition involontaire de sa maman, notamment d’un trouble neurologique appelé encéphalopathie de Wernicke causé par une carence aiguë en vitamine B1.

Mais pour la maman, aujourd’hui, les pistes de solution restent assez obscures. Peut-être que la médiatisation autour de l’hyperémèse gravidique dont a souffert la royale ex-future maman relancera l’intérêt des chercheurs autour de cette pathologie ? Dans ce cas, merci Kate ! Un p’tit troisième, ça ne vous tente pas…, histoire de réactiver l’intérêt de la science pour l’hypermérèse gravidique ?


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