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Les joies de la grossesse

Les joies de la grossesse

Mûrement réfléchi ou sur un coup de tête, voilà qu’est arrivé le moment ou vous avez décidé de faire un enfant. De duo, vous allez devenir trio et fonder une famille.

Adieu pilule, stérilet, préservatifs, vous voilà libres de votre sexualité comme vous le souhaitez, d’allier plaisir et votre objectif de donner la vie.

À vous le sexe sans contrainte, les rapports fréquents, en essayant de se motiver, non pas dans le but de procréer mais de chercher encore le plaisir et la complicité.

Cela peut marcher dès la première fois mais ça peut aussi prendre plus de temps. Un couple sans souci particulier n’a qu’une chance sur six de concevoir un enfant par rapport sexuel. L’équation est donc simple. Plus de rapports il y aura, plus de chances vous aurez de concevoir votre bébé.


15 jours plus tard, voir quelques mois, vous découvrirez un beau matin( oui, les tests de grossesse se font souvent le matin) que oui, vous allez devenir mère, il va devenir père, et que vous allez vivre une nouvelle aventure à deux, avoir une nouvelle façon d’envisager l’autre et votre couple, et donc votre sexualité.

Et le premier trimestre commençant, voici venir les premiers petits désagréments. En voici un ou deux…

Le glamour au placard

Nous sommes au 21 ème siècle et pourtant les clichés ont la vie dure et la femme enceinte au lieu de continuer à être perçue comme une femme est immédiatement assimilée à une mère. Je plaisante souvent en disant plutôt à une vache sacrée car immédiatement, culturellement, le fait qu’elle puisse encore avoir du désir et veuille encore avoir des rapports sexuels est choquant. Son mari peut lui, mais pas elle. La future maman n’est pourtant pas une sainte et pour palier au contraire au bouleversement que va connaître son couple, une entente sexuelle harmonieuse est un plus indéniablement.

Mais il se peut aussi que ce soit la future mère elle même qui ne ressente plus vraiment le besoin de s’adonner à la gaudriole.


Car si l’homme met parfois du temps à réaliser qu’il va être père, la femme elle se sent bien souvent mère alors qu’elle a à peine entraperçu le résultat du test de grossesse.

La femme se replie alors un peu sur elle même et sur le futur enfant à venir. Elle n’a plus maintenant besoin de son conjoint pour exister puisqu’elle existe à travers le fait qu’elle porte la vie. Les rapports charnels passent alors au second plan, et certaines supportent d’ailleurs de plus en plus difficilement les contacts.

Peut être la peur de perdre le bébé à cause des relations sexuelles à laquelle vient s’ajouter les nombreuses transformations physiques et ce qu’on appelle les maux ou symptômes de grossesse.

Le syndrome de la marmotte

Le soir à 21 heures sur votre canapé, on trouve votre conjoint et à côté de lui une femme qui a à peine pu voir la fin du bulletin météo tellement l’envie de dormir a été la plus forte.

Le premier trimestre de grossesse ressemble pour de nombreuses femmes à une longue séance d’hypnose. Vos paupières sont lourdes, vous dormez…. Pour ça pas besoin de se faire prier, JE me souviens même avoir failli m’endormir pendant une journée de travail, et debout en plus …

Dès 18 heures, c’est une lutte acharnée que mène la future maman contre le sommeil. Et après le dîner, la digestion venant s’ajouter au reste, se maintenir éveillée ressemble à un parcours du combattant.

On aimerait bien résister, peut être profiter des enfants si on en a déjà, discuter de sa journée avec son mari mais c’est vraiment trop dur. Et peu à peu, alors qu’il vous raconte la dernière bonne blague qu’il a échangé autour de la machine à café, il n’ y a déjà plus personne pour l’écouter. Vous êtes loin, vous êtes bien, et dormir est un véritable plaisir.

Difficile dans ces conditions, d’arriver à trouver du temps pour sa vie intime. On est tout sauf une bombe sexuelle et on a qu’une envie, faire comme certains mammifères et hiberner le temps de se sentir plus en forme, le temps que bébé fasse bien sa place, le temps qu’il faudra pour arrêter de se sentir comme une héroïne de feuilleton télé sous somnifère.

« Ça va passer chéri, ça va passer chéri », martèle- t-on à notre cher et tendre complètement déstabilisé par la situation.

Mais il y a aussi les nausées, les envies alimentaires, les jambes lourdes, les seins douloureux, que du bonheur… à venir oui c’est sûr…

Vous avez aimé le billet d’humeur de Zaza? retrouvez là sur son blog http://madamereve.over-blog.com


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