Quel nom de famille donner à bébé quand on n’est pas mariés ?

Alors que le nombre de mariages ne cesse de baisser et celui des séparations de croître, la coutume de donner le nom du père à l’enfant prévaut toujours. A juste titre ? Les réponses d’Alain Héril, psychologue et thérapeute de couple.

Faut-il maintenir la coutume du nom du père ?

La puissance du nom du père ne répond plus à la même logique qu’autrefois. S’interroger sur le nom à donner son enfant est une bonne attitude car la situation des familles a beaucoup évolué depuis vingt ans et même depuis dix ans. Désormais, un enfant sera sans doute appelé à vivre en famille recomposée.

Si son identité est composée de chacun des noms de ses parents, que ses demi-frères ou sœurs porteront pour moitié, cela peut aider à la fusion familiale.

Quel bénéfice propre l’enfant tirerait, lui aussi, de son nom composé ?

Le nom composé l’inscrit dans l’histoire du couple et dans l’histoire de deux familles clairement identifiées et nommées à égalité. Le nom composé donne aussi de la pérennité à la structure familiale, ce qui est important pour l’enfant, et une légitimité aux deux parents, ce qui est aussi important pour les parents que pour l’enfant.

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Mais est-ce que cela ne va pas chambouler toute la généalogie ?

Bien au contraire ! Le nom composé inscrit chacun dans la réalité de sa filiation. Ce qui est certain, c’est que le travail des généalogistes sera sans doute beaucoup plus compliqué au bout de trois générations car l’enfant devenu adulte ne pourra céder qu’une partie de son nom à ses enfants si le nom de son conjoint doit figurer aussi sur l’acte d’état-civil.

Mais, ce qui est surtout important, avant le nom, c’est de prendre soin d’impliquer les deux familles à égalité car tout enfant a le droit de savoir quel est le cheminement qui a conduit à son existence.

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