Une enquête est ouverte sur l’affaire des bébés nés sans bras

L’affaire fait de plus en plus parler d’elle. Des cas anormalement élevés de malformations au niveau des bras, des avant bras ou des mains de nouveaux nés auraient été recensés entre 2007 et 2014 sur plusieurs départements. Pour l’instant aucune explication ne peut être avancée mais la Ministre de la Santé a décidé d’ouvrir une grande enquête.

Qu’est ce que l’affaire des bébés nés sans bras ?

3 départements sont touchés par un nombre particulièrement élevé de malformations au niveau des bras, des avant-bras ou des mains. Entre 2007 et 2014 on a recensé un nombre de cas élevés dans les départements de Bretagne (4 cas entre 2011 et 2013), Loire-Atlantique (3 cas entre 2007 et 2008) et de l’Ain (7 cas entre 2009 et 2014), mais plus inquiétant, ces cas étaient regroupés dans un périmètre restreint, ce qui pourrait faire penser à une cause environnementale. Ces cas ont été répertoriés notamment au registre des malformations de Rhône-Alpes (Remera), mais l’affaire a surtout médiatisée suite à reportage sur France 2, « L’œil du 20 heures » ou une maman d’un petit garçon né sans main droite témoignait et ou on découvrait plusieurs cas similaires a proximité de chez elle.

Les méthodes d’analyse critiquées

Santé Publique France a donc été chargée d’étudier ces cas et a conclu récemment que les malformations retrouvées dans l’Ain ne représentaient pas des excès de cas, au contraire des cas recensés dans les deux autres départements. Santé Publique France a pour cela utilisé les données du Remera (Registre des malformations en Rhône-Alpes), structure associative menacée par un arrêt de financement. Seulement des statisticiens ont critiqué vivement les méthodes d’étude de Santé Publique France, pointant des erreurs grossières : les cas dans l’Ain seraient bien en excès. En parallèle, Emmanuelle Amar, qui a rendu publique cette affaire a été accusée de créer une polémique sans fondements bien qu’elle ait été soutenue par des élus écologistes.

Nouvelle enquête diligentée par le ministère de la Santé et de l’Agriculture

Agnès Buzyn (ministre de la Santé) a donc décidé, avec Francois de Rugy (ministre de l’Agriculture) de relancer une enquête afin de trouver les causes de cette hausse de malformations. Cette enquête fera intervenir Santé Publique France ainsi que l’Anses. Elle mettra en avant de nombreux experts, ce qui permettra d’avoir selon les termes de la ministre, un « regard croisé » de médecins et d’experts de l’environnement car « On ne peut pas se satisfaire de dire qu’on n’a pas trouvé de causes, c’est insupportable »


A quoi peuvent être dues ces malformations ?

Ce type de malformations concerne environ entre 80 et 100 naissances par an en France selon la ministre de la santé. Il existe de nombreuses causes à ce type de malformations : des causes génétiques mais aussi des causes environnementales comme par exemple l’exposition a des produits toxiques comme des pesticides ou des médicaments.

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