Quand le prénom porte préjudice à l’enfant

En Namibie, Peya Mushelenga, le ministre adjoint des Affaires étrangères, veut faire cesser une triste pratique de vengeance par le prénom de l’enfant. En effet, le journal local The Namibian nous apprend que certains pères ou grands-parents se vengent de la maman lors de conflits familiaux en donnant un prénom honteux à l’enfant. L’élu cite notamment les prénoms Mwalengwa (honte à toi), Ndalipo (j’étais là) Mwaningasheninoonyoko (ce que tu as fait avec ta mère).

 

« C’est l’enfant innocent qui va subir les moqueries liées à son prénom pour le reste de sa vie », a expliqué le ministre. « Ce n’est vraiment pas bien que des parents se battent à travers les prénoms ridicules des enfants », a-t-il affirmé. Et on est bien d’accord.

Ce sera ensuite aux populations de décider si une loi est nécessaire dans le pays pour mieux encadrer le choix du prénom de l’enfant. Par le biais d’un sondage en ligne, chacun pourra ainsi donner son avis.

Et en France, qu’en est-il ?

Chez nous, la loi cherche à protéger les enfants. « Lorsque le prénom paraît contraire à l’intérêt de l’enfant (…) l’officier de l’état civil peut en aviser sans délai le procureur de la République ». Le juge aux affaires familiales peut être saisi, et le prénom pourra être retiré ou non de l’état-civil. En 2009 par exemple, un couple n’a pas pu appeler son bébé Titeuf, comme le célèbre personnage de bande-dessinée.


Ailleurs dans le monde, d’autres prénoms qui peuvent paraître loufoques comme Ikea, Metalica ou Lucifer sont interdits, et des prénoms relatifs à certains personnages historiques comme Adolf Hitler ou Oussama ben Laden… Et bien certains parents ont eu ce genre d’idée pour prénommer leur bout de chou.

Par contre, Facebook, Like et Google ont été autorisés ! Va savoir pourquoi…

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