L’insémination d’une femme dans une famille monoparentale respecte-t-elle les droits d’un enfant ?

Le 6 juin, des femmes ayant fait une insémination à l’étranger dans le but de devenir mères ont lancé un appel pour la légalisation de la PMA pour toutes les femmes, hétéros ou homosexuelles.

Le refus de la France de revenir sur le principe de limiter le droit à la FIV aux seuls couples hétérosexuels déclenche leur colère. Pour elles, « tous les enfants doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits », c’est-à-dire le droit à la vie.

Mais c’est là que le bât blesse, car ce principe, défendu par la Convention de New York relative aux droits de l’enfant et adoptée par l’ONU, s’appuie sur la même revendication d’égalité des droits… mais pour affirmer que tous les enfants ont le droit d’avoir un père, de connaître ses parents autant que faire se peut et d’être élevé par eux. Planifier la conception d’un enfant de telle manière qu’il sera privé de père  porte-il directement et (in)volontairement atteinte à ce droit ? C’est à cette question compliquée que tente de répondre le législateur depuis déjà plusieurs années.

Le débat reste encore ouvert, malgré la mobilisation des associations homosexuelles et de leurs soutiens.


 

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