Des produits toxiques présents dans les sièges auto ?

Des chercheurs de l’Université d’Indiana et de l’Ecology Center d’Ann Arbor, ont récemment réalisé des tests sur 18 modèles de sièges auto, fabriqués entre janvier 2017 et février 2018. En analysant des échantillons de mousses et de tissus, les chercheurs ont découvert la présence de produits chimiques dangereux. Ces produits peuvent s’avérer toxiques pour vos enfants.

Des retardateurs de flammes dans les sièges auto

Selon une étude publiée dans la revue américaine ScienceDaily, les sièges auto seraient infestés de produits chimiques, dangereux pour les enfants. Sur un total de 18 modèles, commercialisés en Chine, au Canada et aux Etats-Unis, les chercheurs ont trouvé des traces de retardateurs de flammes. Ces produits sont utilisés pour prévenir les incendies. Et même s’ils sont présentés comme étant sûrs, ils peuvent présenter un risque pour la santé de vos enfants. En effet, ces retardateurs de flammes peuvent contenir différents produits chimiques : des esthers phosphonates cycliques (PMMMP), du phosphate de tris di-t-butylphénil (TDTBPP), du diphényl phosphate de résorcine, des éthers diphényliques polybromés (PBDE), et du décabromodiphényléthane (DBDPE). Ces produits ont été détectés dans les échantillons de tissus et de mousses, analysés par les chercheurs.

Un danger pour la santé des enfants

Marta Venier, scientifique principale de cette étude, éprouve une grande inquiétude quant à la présence de ces produits dans les sièges auto : « L’abondance de produits chimiques ignifuges dans les sièges auto pour enfants est une réelle source d’inquiétudes« . Et pour cause, ces produits peuvent entraîner différents problèmes de santé : des perturbations hormonales, des problèmes de développement du cerveau, des lésions du foie, des problèmes de thyroïdes et peuvent même dans le pire des cas engendrer des cancers ! Ces produits étant présents sur des objets destinés aux enfants, ils sont d’autant plus dangereux ! Les enfants y sont plus sensibles, du fait de leur métabolisme et de leur tendance à tout mettre dans la bouche.


Aucune étude n’a été conduite en France à ce jour et les législations sont différentes concernant les produits chimiques. Il convient toutefois de rester prudents.