La prise d’antidépresseurs n’influencerait pas l’allaitement

La prise d’antidépresseurs pendant la grossesse était jusqu’à présent susceptible d’être corrélée à une baisse de production de lait maternel, ce qui pouvait gêner l’allaitement. Une nouvelle étude semble montrer que la prise tardive d’antidépresseurs pendant la grossesse n’influe pas sur le volume de lait maternel.

Prise d’antidépresseurs pendant la grossesse : bien consulter son médecin

Si la prise de médicaments pendant la grossesse est souvent contre-indiquée, les antidépresseurs sont un cas à part. De nombreuses femmes sont sujettent à des épisodes dépressifs et la grossesse qui amène un grand chamboulement hormonal peut être une période délicate pour beaucoup de femmes enceintes. Si les dernières études sont parfois contradictoires sur les conséquences de la prise de certains antidépresseurs pendant la grossesse, une chose est sure c’est que la prise en charge de la dépression chez la femme enceinte doit se faire rapidement et efficacement.

Difficultés d’allaiter et prise d’antidépresseurs : un lien pas si évident

Les chercheurs se sont penchés sur l’impact de la prise tardive d’un type d’antidépresseurs (les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine) sur l’allaitement. Pour cette étude, plus de 3 000 femmes ont participé. Les résultats de l’étude semblent montrer que la prise de ce type d’antidépresseurs en fin de grossesse chez les mères de bébés prématurés, n’est pas forcément corrélée à une baisse de la quantité de lait. Les chercheurs soulignent que ce sont plutôt les femmes présentant des troubles psychiatriques non traités qui pourraient être plus touchées par une baisse de la quantité de lait lors de l’allaitement. C’est donc bien la maladie psychiatrique en elle-même qui serait responsable d’une éventuelle diminution de montée de lait. Les auteurs préconisent ainsi qu’un soutien et une information adaptés soient apportés aux femmes enceintes. En début d’année, des scientifiques du King’s College of London avaient démontré que près d’un quart des femmes enceintes étaient sujettes à des troubles mentaux. Toutes ces données vont ainsi en faveur d’un dépistage plus fin et plus précoce des troubles mentaux chez les femmes enceintes grâce aux visites médicales prénatales.


Antidépresseurs et grossesse : que faire ?

Le CRAT (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes) est formel, si vous aviez un traitement avant la grossesse, il ne faut surtout pas l’interrompre. Parlez-en à votre médecin car des traitements compatibles avec la grossesse existent. Certains traitements utilisés à des dosages adaptés sont parfaitement possibles pendant la grossesse et l’allaitement. Une dépression non traitée peut avoir des conséquences beaucoup plus graves sur la grossesse alors n’hésitez jamais à parler de votre problème ou vos angoisses à votre sage-femme ou votre médecin.

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