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Adopter en France

Pour adopter en France, il faut en passer par le conseil de famille des pupilles de l’État. Celui-ci choisit les candidats à l’adoption en fonction des besoins des enfants pupilles de l’État et du profil des candidatures. Mais par rapport au nombre d’agréments délivrés, peu d’enfants français sont adoptables.

 

Adopter en France

Ne sont adoptables en France que certains enfants. Le Code civil cite trois catégories :
– Les enfants pour lesquels le père et la mère ou le Conseil de famille des pupilles de l’État ont consenti Ă  l’adoption.
– Les pupilles de l’État confiĂ©s aux service de l’Aide sociale Ă  l’enfance ou ASE (anciennement DDASS).
– Les enfants dĂ©clarĂ©s judiciairement abandonnĂ©s.
Ces enfants sont placĂ©s sous la tutelle de l’État, suivis par le Conseil de famille mais accompagnĂ©s et placĂ©s provisoirement en foyers ou en familles d’accueil par l’Aide sociale Ă  l’enfance.

 

Pourquoi adopter en France est si difficile ?

La difficultĂ© d’adopter un enfant français tient donc au petit nombre d’enfants adoptables et au souci du lĂ©gislateur de considĂ©rer en premier lieu l’intĂ©rĂŞt de l’enfant, dans le but de lui fournir les meilleures conditions d’épanouissement et de dĂ©veloppement. Cela est très difficile parce qu’il s’avère que la plupart des candidats adoptants cherchent Ă  avoir des enfants jeunes et en bonne santĂ©. Les autres, c’est-Ă -dire le plus grand nombre, trouvent difficilement une famille prĂŞte Ă  les accueillir ; il s’agit des enfants qui prĂ©sentent des problèmes psychologiques ou mĂ©dicaux, les fratries, les enfants un peu plus grands ou ceux d’origine non europĂ©enne nĂ©s ou vivants en France. Pour eux, les services sociaux s’efforcent de trouver des parents et de les prĂ©parer Ă  une adoption « particulière ». Ces difficultĂ©s sont la cause principale des dĂ©lais pour se voir confier un enfant français. Les dossiers sont en gĂ©nĂ©ral placĂ©s dans l’ordre chronologique d’inscription, mais ce n’est pas obligatoire…. Les postulants Ă  l’adoption qui ont obtenu leur agrĂ©ment doivent donc signaler Ă  l’ASE de leur dĂ©partement leur souhait de postuler pour un pupille de l’État. Cette demande doit ĂŞtre confirmĂ©e tous les ans. Pour essayer d’accĂ©lĂ©rer la procĂ©dure d’adoption, il faut savoir que l’agrĂ©ment ne limite pas Ă  une adoption en France ou Ă  adoption internationale. Il est donc tout Ă  fait possible de mener de front les deux dĂ©marches.

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