10 bobos de l’été à savoir soigner au cas où…

En vacances, piqûres, écorchures, coupures, brûlures et autres petites blessures provoquent souvent de gros chagrins. Tour d’horizon des bons réflexes qui adoucissent petits et gros bobos.

Coup de chaleur

Le système de régulation thermique du corps étant moins efficace chez les enfants que chez les adultes, les bébés ont beaucoup de mal à s’adapter à une température extérieure élevée. Résultat  : leur température corporelle s’élève, ils deviennent rouges, leur peau est chaude, ils transpirent plus que de coutume… bref, c’est le coup de chaleur, qui peut avoir de graves répercussions cérébrales, hépatiques ou rénales si nous ne réagissons pas assez rapidement.

Que faire  ? Sans attendre, on installe bébé dans un endroit frais et on lui donne à boire, en toutes petites quantités et très souvent. On peut humecter son corps avec un linge humide mais le bain tiède n’est plus forcément recommandé.

Le geste essentiel : Si bébé semble apathique, qu’il vomit, ou si sa température ne redescend pas dès les 10 premières minutes, on alerte les secours car le coup de chaleur peut être mortel chez le nourrisson. Faut-il le rappeler  ? On ne laisse JAMAIS un bébé seul en voiture, même à l’ombre.

Coup de soleil

La peau de bébé est rouge, “érythémateuse”, sensible… Faute d’une protection solaire suffisante, les couches supérieures de son épiderme ont souffert d’un “trop plein” de soleil. L’occasion de rappeler que les UV sévissent même si le soleil est caché par les nuages, et que le sable ou l’eau de la piscine réverbèrent fortement les rayons du soleil.

Que faire  ? La priorité, c’est de déshabiller bébé et de le plonger dans un bain tiède (plus l’eau est froide, mieux c’est !). Ensuite, on «  refroidit  » la brûlure, en la tartinant généreusement avec une crème anti-brûlure apaisante et dermo-reconstituante. On laisse la peau “boire” la crème et… on en remet une couche !

Ensuite, pour atténuer la douleur des draps sur la peau, on donne du paracétamol à bébé avant de le coucher. Si, quelques heures après l’exposition, de petites bulles ou des cloques apparaissent, il s’agit d’une brûlure du second degré. L’épiderme est atteint plus profondément. Il ne faut surtout pas percer les lésions. On recouvre largement le coup de soleil d’un tulle hydrocolloïde (en vente en pharmacie) maintenu par des compresses stériles afin d’aider la peau à se régénérer. Mais on n’hésite pas à consulter un(e) infirmière libérale pour se faire expliquer les soins ou un médecin généraliste.

Évidemment, on garde à l’esprit qu’un tout-petit n’a pas à rester exposé au soleil aux heures chaudes ni même à d’autres horaires, qu’il doit être installé le plus à l’ombre possible, avec un tee-shirt, un chapeau, et surtout une bonne tartinade de crème solaire bébé ou enfant.

Le geste essentiel : Si notre tout-petit est fiévreux ou apathique, on file illico presto aux urgences  : il se peut que son coup de soleil se complique d’une insolation.

Écorchure

La peau constituant une barrière naturelle contre les infections, le risque principal d’une plaie est de laisser pénétrer les bactéries à l’intérieur du corps. La plaie devient alors douloureuse, boursouflée, enflammée. Aussi bénigne soient-elles, écorchures, égratignures et coupures, courantes dès que bébé crapahute tout seul, doivent être nettoyées et désinfectées avec soin.

Que faire  ? On commence par se laver les mains à l’eau et au savon de Marseille, qui élimine 70 % des germes, et on pense à brosser soigneusement sous nos ongles. On procède ensuite au même nettoyage soigneux de la plaie  avec ce même savon. Après le rinçage, on applique un antiseptique doux. La plaie est rarement profonde en cas d’écorchure  : un simple pansement stérile permet de la protéger des infections tout en accélérant la cicatrisation grâce au gel inclus dans sa compresse.

Le geste essentiel : Il ne faut pas utiliser de désinfectant coloré, qui empêche de voir la couleur de la peau et donc de dépister les éventuelles infections. De même, on n’associe jamais deux antiseptiques sur une même plaie, au risque d’annuler leur action antibactérienne respective.

Coupure

Comme pour les petites égratignures, le risque est de laisser pénétrer les microbes à l’intérieur. Là encore, il faut impérativement nettoyer soigneusement la plaie. Il est parfois nécessaire de faire appel à une bonne âme pour s’acquitter de cette tâche pendant que nous consolerons bébé.

Que faire ? Si la coupure est superficielle (2 minutes) et que les bords sont nets, on lave la plaie du centre vers les bords pour ne pas ramener d’impuretés et on enlève les éventuels petits débris de sable, de terre ou de gravier qui collent au bobo. Puis, pour arrêter le saignement, on comprime la zone blessée pendant au moins une dizaine de minutes avec une compresse stérile. On désinfecte ensuite avec un antiseptique qui ne pique pas et on protège la plaie avec un pansement. Au bout de 48 h, la coupure peut continuer sa cicatrisation à l’air libre. Si elle est plus profonde, et/ou que les bords ne sont pas nets, on protège la plaie des souillures avec une compresse stérile et on file chez le médecin de garde ou au service des urgences. Idem s’il s’agit d’une coupure au visage.

Le geste essentiel : Ne jamais comprimer la plaie avec du coton hydrophile, qui laisse des fibres, fréquentes sources d’infection. On surveille également l’évolution de la cicatrisation  : si c’est rouge, chaud et que ça fait mal, cela signifie qu’il y a infection. Dans ce cas, on prend rendez-vous rapidement avec un médecin qui prescrira un traitement adéquat.

Écharde

S’enfoncer une épine ou une écharde dans le doigt ou le pied est une blessure fréquente quand bébé laisse tomber ses sandales en été, mais heureusement c’est bénin… À condition de prendre soin de la soigner. Principal écueil à éviter : casser l’écharde en deux.

Que faire ? À l’aide d’une pince à épiler stérilisée à l’alcool à 70°, on attrape le minuscule petit bout qui dépasse et on tire exactement dans le sens où il est enfoncé. On nettoie la plaie pour évacuer les saletés et on la protège avec un pansement.

Le geste essentiel : Si 48 h après, la peau est encore rouge et gonflée, cela signifie qu’un petit bout d’écharde est resté coincé sous la peau. Il faut alors consulter un médecin qui se chargera de l’extraire.

Bleus et bosses

Première chute en vélo, premiers jeux de ballons un peu virils, première dégringolade d’une balançoire  : les vacances sont riches en découvertes… et en contusions diverses et variées  ! Conséquences  : des bleus et des bosses, qui sont en fait des épanchements superficiels de sang sous la peau.

Que faire ? Essayer de limiter les dégâts en appliquant un mouchoir rempli de glaçons à l’endroit du choc pour resserrer les vaisseaux superficiels avant de masser l’endroit endolori avec un gel à base d’arnica aux vertus décongestionnantes.

Le geste essentiel : En cas de choc sur la tête, on surveille le comportement de notre casse-cou. S’il est apathique, s’il vomit, s’il se plaint de maux de tête, on file aux urgences  !

Piqûre d’abeille

Sans les insectes qui bourdonnent, l’été ne serait pas vraiment l’été si l’air ne bruissait pas du bourdonnement des guêpes, abeilles et frelons. Ne nous faisons pas d’illusions, un jour ou l’autre, bébé fera connaissance avec le dard d’une de ces sympathiques bestioles.


Que faire  ? On nettoie la piqûre à l’eau savonneuse, puis on enlève le dard à l’aide d’une pince à épiler préalablement désinfectée à l’alcool, sans comprimer la peau pour ne pas diffuser le venin. Si la manœuvre nous semble délicate, mieux vaut utiliser une pompe aspirante anti-venin dont la force de succion, sans danger pour l’enfant, va permettre d’enlever à la fois le dard et une partie du venin. Petit rappel  : c’est l’accessoire de pharmacie à toujours emmener en vacances avec soi. Ensuite, on désinfecte la zone sensible avec un antiseptique local sans alcool et on applique un gant de toilette rempli de glaçons pour calmer la douleur.

Le geste essentiel : Si notre enfant a les lèvres qui enflent, présente une gêne respiratoire, semble en état de choc, il s’agit d’une réaction allergique violente qui justifie un appel immédiat aux services d’urgence. De même, si notre enfant a été piqué dans la bouche ou l’arrière-gorge, on appelle im-mé-dia-te-ment le 15.

Piqûre de méduse

Ce sont les méduses de la Méditerranée qui sont les plus redoutables  : leurs filaments fourmillent de vésicules remplies d’un venin qui provoque non seulement une douleur cuisante mais aussi un urticaire et un œdème.

Que faire  ? On lave immédiatement la zone touchée à l’eau froide salée. L’eau douce est contre-indiquée car elle réactive la substance urticante des vésicules. Par précaution, on utilise un linge afin de nous épargner autant que possible le contact des sécrétions de la méduse. On désinfecte la zone piquée et on applique de la glace (vive le glacier du coin  !) pour soulager la douleur. Et si notre petit piqué se plaint de douleurs persistantes, on n’hésite pas à consulter. Le médecin nous prescrira alors sans doute une pommade antihistaminique ou anesthésiante.

Le geste essentiel : Si bébé se plaint de maux de tête, a de la fièvre ou vomit, on file aux urgences sans plus attendre. Il est peut être victime d’une envenimation massive.

Piqûres de moustique

Sous nos latitudes, en principe, les piqûres de moustiques sont heureusement bénignes. C’est plutôt une bonne chose car ces bestioles raffolent de la peau tendre des bébés. Petit rappel de circonstance  : des répulsifs existent sous diverses formes et sont plutôt efficaces mais indiqués du tout pendant les premiers mois de bébé. La meilleure des protections reste encore la moustiquaire  : on en trouve dans la plupart des magasins spécialisés en puériculture.

Que faire  ? On commence par désinfecter les piqûres pour éviter une infection due au «  grattage  » avec des mains sales puis on calme les démangeaisons en appliquant une crème antihistaminique. On peut aussi donner à notre tout-petit des granules homéopathiques d’Apis mellifica pour soulager les démangeaisons.

Le geste essentiel : Attention aux staphylocoques et aux streptocoques qui s’installent dans les lésions provoquées par les ongles de l’enfant. Si les boutons suintent, il faut impérativement consulter pour éviter une surinfection.

Brûlure

Il a attrapé la grille du barbecue à pleines mains ou a approché d’un peu trop près la porte du four… Aïe, ça brûle  !

Que faire  ? Si la peau est simplement rouge, on la passe sous un filet continu d’eau froide pendant au moins dix minutes. On applique ensuite un gel à base d’aloe vera qui calme la douleur et limite l’inflammation. Et on surveille attentivement l’éventuelle apparition de cloques dans les 24 à 48 h qui suivent. Une brûlure d’une étendue plus vaste que la paume de sa main est considérée comme grave. Même chose lorsqu’elle atteint le visage ou qu’elle est proche d’un orifice naturel. Dans ce cas, on appelle immédiatement le Samu ou les pompiers.

Le geste essentiel : Il ne faut jamais appliquer d’huile ou de corps gras sur la brûlure, au risque d’asphyxier la peau. De même, le tulle gras, qui colle à la peau, ne doit être utilisé que par le médecin.

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