Le Sida

Il y a quelques années, la naissance d’un enfant dans un couple séropositif était impensable. Pourtant, grâce au progrès de la recherche, les malades du sida peuvent également connaître le bonheur d’une grossesse.

Malades du sida et procréation médicale assistée

Un bébé en bonne santé, c’est le rêve de tous les futurs parents. Ce désir est encore plus fort pour les couples séropositifs. Malgré tous les tabous qui sont associés au sida, la recherche et une démarche de l’Etat ont permis à ces couples-là de goûter à ce bonheur avec plus de sérénité. L’arrivée des trithérapies a insufflé un peu plus d’espoir au sein des couples où un ou les deux partenaires sont séropositifs, mais qui malgré tout ont le désir d’être parents. Mais, il a fallu attendre un arrêté ministériel, en mai 2001, pour que cet espoir se concrétise vraiment. Depuis cette date, ces futurs parents malades du sida sont pris en charge dans une douzaine de centres hospitaliers en France : seule la procréation assistée médicalement (PAM) pourra aider le couple à avoir un enfant. Le couple qui accepte cette aide devra remplir des conditions indispensables de la PAM : entretiens psychologiques, couple stable avec vie commune de plus de deux ans, pas d’échecs thérapeutiques et aucune infection non maîtrisée. Si ces exigences ne sont pas satisfaites, le projet parental sera automatiquement repoussé.


Sida et grossesse

Dans le cas où le partenaire est séropositif, les médecins procèderont à une sélection d’une fraction de sperme dans laquelle le virus est indécelable. Après quoi, des analyses biologiques, virologiques de même que des examens sur la fertilité du couple seront effectués pour déterminer la technique appropriée, pour féconder la future maman, c’est-à-dire, insémination intra-utérine, fécondation in vitro ou micro-injection.Si la future maman est séropositive, il n’est pas obligatoire de passer par une PAM pour préserver le partenaire. Si aucun problème de fertilité n’est détecté, elle peut en toute intimité pratiquer une auto insémination grâce à une injection du sperme de son compagnon dans son vagin avec une seringue ou une pipette en plastique. Mais là où le bât blesse, c’est au niveau de la prévention de la transmission des traitements anti-rétroviraux au fœtus. Mais grâce à des soins appropriés et à une surveillance constante, il est possible de faire naître bébé avec un risque de contamination ramené à moins de un à deux pour cent. La césarienne et l’utilisation de lait en poudre sont deux autres facteurs qui aident au succès de cette avancée scientifique et humaine.Les futurs parents sont tous les deux séropositifs ? Le mieux c’est de se rendre auprès d’un centre spécialisé pour avoir recours à la procréation médicalement assistée. Des tests pour détecter une éventuelle hépatite B ou C seront faits au préalable. La procréation assistée médicalement peut alors commencer. Tous les bébés qui naissent d’une mère séropositive, le sont aussi. Mais cela ne veut pas dire que Bébé restera séropositif. Pris en charge par une équipe de spécialistes, l’enfant sera surveillé de près. A deux mois, des tests seront effectués et ce n’est qu’après qu’on pourra savoir à quel degré le sang de bébé est infecté. Attention, le point de vue sur l’allaitement comme transporteur du virus est divergeant : il ne faut pas hésiter à prendre conseil auprès des spécialistes et du corps médical. Enfin, ce n’est pas parce qu’une femme est porteuse de VIH qu’elle a plus de risques de faire une fausse-couche. Le droit de donner la vie est, grâce aux avancées scientifiques, de moins en moins restrictif pour les couples sidéens.
 

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