Le jour où tu seras enceinte ma fille

Hello moi, c’est Anne-Sophie Majorel, dessinatrice et auteure du blog »Ansoleil ». Moi ? Enceinte ? Ah ah ah ah ! J’entends encore ma mère m’imiter devant mes copines : « Le jour où Anne-So sera enceinte, planquez-vous et éteignez vos portables les filles : elle va se plaindre 24h/24 7j/7… »

J’étais un poil d’accord avec elle

Il faut avouer que ma réputation de « ça-va-pas-mais-je-ne-sais-pas-ce-que-j’ai » me précède. Que nenni. J’étais la fille la plus cool, la plus sereine, la plus heureuse, toujours épanouie et en pleine forme pendant ma grossesse. Et bizarrement je ne me suis jamais plainte. Ah la grossesse… Je suis née pour être enceinte ! Je ne me suis jamais sentie aussi belle d’ailleurs.

Et en même temps, c’est fou ce qu’on oublie vite. Ne pas m’emballer. Il y a quelques déboires et autres maux dont il faudrait que je me remémore, ça éviterait de remettre ça une troisième fois. On doit avoir une mémoire sélective, les hormones toussa toussa ou alors un disque dur auto-destructif, un truc de geek (à cause de mon mari sûrement).

Les méga top secrets de la grossesse

J’ai pourtant juré devant le Dieu prénommé test de grossesse que je ne dirai jamais rien. Oui oui celui qui apparait tel le génie en même temps que les deux traits bleus sur le bâtonnet blanc. Il parait que chaque grossesse est différente, il y a quand même des dénominateurs communs et à vrai dire, les deux miennes ont été assez semblables. Ma première grossesse a été pleine de surprises, et la seconde tout aussi surprenante.

J’ai découvert le mot « hémorroïde »

Jusque là, je pensais que c’était un truc en plastique, (en fait non c’est Rhodoïd). J’ai aussi pu renouer des liens d’amour avec ma crème contre l’acné et découvrir qu’il existe des collections printemps/été et automne/hiver pour les bas de contention. Si si !

J’ai aussi perdu toute dextérité

Comme si mes mains étaient palmées, je faisais tout tomber. La fourchette n’arrivait jamais jusqu’à ma bouche et j’étais incapable de manger du chocolat sans en mettre partout. Mon mari en rigole encore. Mon cerveau était inversé, comme si des fils avaient été déconnectés, encore un truc de geek tiens…

Je ne vous raconterai pas non plus en détails les effets indésirables des comprimés pour  combler les carences en fer, de l’utilité primordiale de porter des tongs (même en hiver) et des envies gastronomiques paranormales (gâteaux apéritif à la pâte à tartiner, mes préférés).


On découvre également l’empathie (ou pas), la générosité (ou pas) de notre entourage, de notre famille, voisins face à notre état « baleinesque » . « Vous attendez des jumeaux ? » ou « Être enceinte n’est pas une maladie, faites la queue comme tout le monde madame », ou encore « Reste assise, si reste assise, RESTE ASSISE J’AI DIT« . Ok.

Voir Aussi

Et malgré tout je me surprends, 3 mois après la naissance de mon deuxième, à demander à mon mari : « On remets ça ? ».

anne sophie majorel temoignage neuf mois

www.facebook.com/blondemaman
www.ansoleil.com

Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire