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Avec sulfates ou sans sulfates les shampooings ?

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Et si la chute de nos cheveux après bébé était aggravée par les produits capillaires à base de sulfates ? Je vous propose un petit tour d’horizon de ce qu’il faut faire pour ne plus s’arracher les cheveux !

Avec sulfates ou sans sulfates, les shampooings ?

La polémique court toujours et au moment où l’on contemple tristement nos cheveux qui se font la malle au fond du lavabo, on se pose nous aussi la question de savoir quel rôle jouent ces détergents dans notre chute de cheveux après bébé ! Même si l’on sait que ce sont avant tout nos hormones qui jouent les chefs d’orchestre dans cette cacophonie capillaire ! Après neuf mois de grossesse où nous nous sommes fait des cheveux – dans tous les sens du terme -, voilà qu’on les perd par poignées.

Plus dure sera la chute ! Forcément, enceinte, l’augmentation massive de nos hormones œstrogènes a stimulé la vitalité de nos cheveux et prolongé artificiellement leur durée de vie. Résultat, entre les anciens qui se tapaient l’incruste, ceux en pleine croissance et les p’tits nouveaux qui émergeaient, on avait une vraie crinière de lionne. Après la naissance de bébé, hop, plongée dans le vide et sans filet tant qu’à faire. Ces hormones temporaires filent à l’anglaise. Ce qui entraîne la perte simultanée de tous les cheveux dont la chute aurait dû normalement s’étaler sur neuf mois. Forcément, ça fait du monde au fond du lavabo : en moyenne 10 à 15% de notre chevelure. Certaines sont moins chanceuses et peuvent y laisser jusqu’à un tiers de leurs cheveux. Dire que ça fait comme un vide est peu dire…

Les bons gestes pour cheveux normaux

Alors, forcément, on se demande au passage si les produits industriels qu’on se met sur la tête, shampooing, masque, élixir de brillance et tout le saint bataclan, ne joue pas un rôle accru dans l’état piteux de nos cheveux ! La question vaut la peine d’être posée. Les sulfates, et particulièrement le Sodium Lauryl Sulfate ont la triste réputation d’être des détergents agressifs. Parfois sources d’allergies, plus souvent accusées de dilapider le cheveu. D’où cheveu terne, sec et cassant… et tombant.

« Il y a sulfates et sulfates« , contre Jean-Charles Diaz, des laboratoires Pierre Fabre.  « Un shampooing intelligent jongle entre les sulfates nécessaires au nettoyage et les substituts d’acides aminés qui compensent l’action des détergents en amenant de la douceur.  » Mais la sécheresse du cheveu n’est pas seule en cause. Certains tensio-actifs contiendraient des agents cancérigènes.  » On en a retrouvé en effet, mais dans des doses infinitésimales, bien en-dessous des seuils fixés par les autorités de santé « , explique notre interlocuteur.

Qui ajoute aussi qu’il s’agit là de produits à rincer, donc sans danger de pénétration dans l’organisme. « Pour évaluer la dangerosité d’un produit, il faut étudier la qualité des composants et notamment des détergents utilisés, la quantité utilisée et l’utilisation qu’on en fait. Un produit que l’on rince et un que l’on ne rince pas, ce n’est pas la même histoire ! » Et d’appuyer son propos en évoquant les silicones, présents dans les produits de soin comme les masques parce que ce sont des produits qui se rincent.

« En revanche, dans l’eau de brillance qui ne se rince pas, c’est niet, on n’ajoute pas de silicones.   « Alternative possible, passer au bio » Avec les produits non bio de bonne qualité, il y a un bénéfice cosmétique évident, ce qui n’est pas forcément le cas avec un produit bio« , estime Jean-Charles Diaz. Autrement dit, il faut savoir ce que l’on veut : du résultat ou du nature ?

Booster la repousse, c’est possible !

Ne rêvons pas. A part les implants, rien ne pourra faire revenir notre chevelure à sa vitesse de conquête des neuf mois écoulés. Mais, nous rassure Jean-Charles Diaz, la chute de cheveux après l’accouchement si on n’allaite pas ou après le sevrage si on nourrit bébé au sein, est tout à fait réversible. Il faut donc prendre son mal en patience. Mais, en attendant, rien ne nous interdit de booster la repousse avec des produits vitaminés qui viendront combler la carence nutritionnelle du cheveu : « En agissant sur la micro-circulation, explique notre interlocuteur, cela augmente le nombre de vaisseaux sanguins et leur taille et assure ainsi une meilleure alimentation du bulbe. »

Le bon produit contient des acides aminés soufrés qui interviennent dans la formation de la kératine. Mais aussi du zinc qui favorise la synthèse de ces acides. Et de la vitamine B6 qui potentialise l’action des deux compères précédemment cités.


Cheveux clairsemés : gare à la pilule !

Les cheveux, c’est comme la loterie : quelques-unes gagnent, d’autres perdent ! Ainsi, certaines d’entre nous, avant même d’être enceintes et d’avoir accouché, n’avaient déjà pas foule au sommet du crâne. Cet état de fait atteste que leur cuir chevelu est particulièrement réceptif aux hormones mâles. Pendant la grossesse, l’afflux d’hormones féminines avait soldé quelque peu le problème. Mais voilà, le naturel revient au galop. Les cheveux repousseront, ça c’est sûr, mais souvent plus fins et plus fragiles.

Première priorité, stimuler les racines avec un traitement local type sérum et contrôler son taux de fer. En général au trente-sixième dessous après bébé, ce qui ne peut qu’aggraver la chute de cheveux.  Ensuite, on prend ses précautions côté contraception. Certains contraceptifs de première et de deuxième génération (en perte de vitesse heureusement) peuvent avoir un effet délétère sur les cheveux. Vous pouvez retrouver la liste complète des contraceptifs et leurs effets sur vos cheveux sur le site du Centre Clauderer.

Source :

Centre Clauderer

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