Réglementation des bébés médicaments

Pendant longtemps, les couples ayant choisi de faire un bébé médicament devaient passer la frontière, car la France interdisait cette pratique. Depuis décembre 2006, un décret a tout changé, les bébés à double espoir peuvent être conçus sur le sol français.

Bébés médicaments : une procédure très stricte

Pour commencer, chaque futur parent d’un bébé à double espoir doit être informé des procédures et risques qu’entraîne le DPI (Diagnostic préimplantatoire). Ce n’est qu’une fois que le couple aura soumis une déclaration écrite à un médecin agréé par l’agence de biomédical que les procédures seront enclenchées. C’est alors que survient l’examen du cas par cas, les critères de réussite ne s’arrêtant pas à la maladie d’un enfant du couple. Le désir d’enfant doit aussi être présent, car il s’agit avant tout de ne pas réduire l’embryon à l’état d’objet. Si l’un des deux parents ne semble pas être sûr de sa décision, le couple n’aura pas l’accord pour continuer sa démarche. Si l’un des deux partenaire a déjà des embryons congelés à l’étranger et que jusqu’ici il n’a pu les faire entrer sur le sol français, il en a désormais le droit. Si parmi ces embryons, il y en a qui sont susceptibles d’être un bébé médicament, il suffit qu’un des conjoints du couple soit parent des embryons en question.

Le débat sur les bébés médicaments continue

La France rattrape son retard sur d’autres pays, mais le nouveau décret a été institué à titre expérimental seulement. Ce qui veut dire que la loi bioéthique ne sera pas amendée sous peu. Par ailleurs, les questions qui fâchent ne sont pas abordées, comme la destruction des embryons non compatibles. Au contraire, les parents pourront congeler ces embryons sains, mais non compatibles, pendant trois ans au moins. Contrairement aux autres pays, les cellules souches ne sont pas prélevées avant la naissance, mais après.
Pour beaucoup de parents
d’enfants malades, le nouveau décret de la loi bioéthique est un signe d’espoir. Mais jusqu’ici, l’agence de la biomédecine n’a pas fait état du nombre de couples ayant demandé de concevoir un bébé à double espoir.


 

 

 
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