Pouce ou sucette : comment choisir le moins nocif pour les dents de bébé ?

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De plus en plus d’enfants en bas âge souffrent de problèmes d’implantation dentaire. La succion du pouce ou de la tétine pendant les premières années n’y est pas pour rien. Le Dr Jean-Patrick Druo, président de la Société Française d’Odontologie Pédiatrique, nous explique comment préserver au mieux la future dentition de bébé. Alors que vaut-il mieux privilégier : pouce ou sucette ?

On ne va pas refaire le monde : depuis la nuit des temps, les bébés sucent leur pouce. Ils commencent déjà in utero, d’ailleurs, c’est dire combien ce besoin est instinctif.

Le tout-petit suce son pouce ou une sucette, au choix, pour apaiser ses tensions et trouver le sommeil. Inutile d’essayer de l’en empêcher, c’est une demande que vous devez respecter. Mais jusqu’à quand ?

Comment limiter les risques ?

Si doigts, pouce ou sucette sont gardés de longues heures dans la journée et pendant la nuit, s’ils sont mal positionnés dans la bouche, vers le haut ou le bas ou sur le côté, il y a risque de malpositions dentaires. Difficile d’intervenir pour le pouce ou les doigts.

En revanche, avec la sucette, il y a des alternatives : « Pour limiter le risque, explique le Dr Jean-Patrick Druo, président de la Société Française d’Odontologie Pédiatrique, il suffit de choisir une sucette dont la base est extrêmement fine et adaptée à l’âge du bébé, pour éviter au maximum la pression exercée sur les mâchoires et qui épouse la forme du palais, avec une inclinaison vers le haut pour minimiser la pression sur les gencives. » Cependant, il n’en préconise pas moins un arrêt rapide de toute forme de succion, dès l’âge de 2 ou 3 ans, même si, jusqu’à 4 ans révolus, il n’y a pas de risques irréversibles.

Pouce ou sucette : comment le convaincre de s’en passer ?

L’intérêt du pouce, c’est que lorsque l’enfant est occupé à jouer, il a besoin de ses deux mains. Donc, il se libère assez facilement de son habitude si ce n’est au moment du coucher, ce qui limite les risques de malformation. Avec la sucette, c’est plus compliqué. La solution, c’est de l’oublier opportunément quand on part en promenade.


Pour calmer l’enfant, on lui propose son doudou. Une fois qu’il s’est habitué à nos petits « oublis », on négocie : seulement pour la sieste et pour la nuit, seulement pour la nuit. Et on valorise tout ce que l’on peut faire quand on est grand. C’est-à-dire quand on n’a plus besoin de tétine.

En règle générale, ça fonctionne assez bien, même si les premiers jours peuvent être assez difficiles à gérer. Mais ce n’est qu’un cap à passer.

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