Je ne suis pas une mère parfaite et alors ?

Être maman, c’est un métier à part entière, avec de sacrées responsabilités. Désormais, un petit être compte sur nous pour assumer ses besoins ! Ça met quand même un peu la pression. J’en ai passé des nuits, enceinte, à ruminer (insomnie quand tu nous tiens), me demandant si j’allais être une bonne mère, si j’allais être capable de donner à mon enfant une bonne éducation, de subvenir à tous ses besoins, de faire en sorte qu’elle ne manque de rien ! A vouloir anticiper, se dire que l’on fera les choses de telle façon, on en oublie l’essentiel : inutile de se prendre la tête, il faudra s’adapter aux circonstances et parfois, ce que j’avais prévu ne s’est pas déroulé de cette façon ! Car la mère parfaite n’existe pas. Et alors ?

Stop au diktat de la mère parfaite ! Non, je ne suis pas une mère parfaite, je n’y parviendrai jamais ! Et d’abord, qu’est-ce qu’une mère parfaite ? En existe-t-il seulement ? La perfection est-elle de ce monde ! Certes, je suis perfectionniste, j’aime les choses bien faites, mais je n’arrive pas à gérer un travail, une maison parfaitement en ordre, propre, rangée, du linge repassé, des repas et un bébé !

Je ne cuisine pas toujours du fait maison

Alors oui, ma fille mange des petits pots et n’a pas tous les jours des repas faits maison, tout simplement parce que je n’ai pas le temps, ou qu’après une journée de travail, je suis fatiguée et que je n’ai pas envie de cuisiner. Et alors, va-t-elle m’en vouloir plus tard, parce qu’elle a mangé des petits pots ? Non, j’essaie d’équilibrer son alimentation, pour qu’elle mange de façon variée et j’alterne le fait maison et les petits pots.

Je préfère avoir du temps pour moi

J’aime bien cuisiner, j’en profite un peu le week-end, mais parfois, je préfère prendre une heure pour moi, pour aller à la piscine ou me promener plutôt que de me mettre derrière les fourneaux ! Tout simplement parce que j’ai besoin de souffler et de me ressourcer. Dois-je culpabiliser ? Car pendant ce temps, je ne m’occupe pas de ma fille ! Eh bien non, car après, je suis disponible, bien dans ma tête et mon corps, et je peux m’occuper d’elle plus sereinement.

Je m’énerve

Ma patience a parfois des limites. Alors oui je crie et je m’énerve et me mets en colère contre ma fille. Le soir, quand elle refuse de manger ou qu’elle jette des morceaux par terre alors que je viens de balayer, ou qu’elle se met à hurler ! Je craque. Mais cela ne veut pas pour autant dire que je n’aime pas ma fille.

Je ne nettoie pas tous les jours la maison

Là encore, je ne suis pas la parfaite ménagère. J’essaie de conserver une maison propre, mais au quotidien, passer l’aspirateur après le travail ne m’enchante pas forcément ! Donc oui, parfois, le ménage laisse un peu à désirer.

Je ne suis pas collée à ma fille

J’adore ma fille, mais je ne suis pas une mère kangourou ! Il y a des moments où elle doit comprendre que je ne suis pas disponible pour elle, qu’il faut que je travaille. Alors je la laisse jouer dans son parc, lire ses livres pendant que je travaille. J’ai parfois envie de faire des choses sans elle, suis-je anormale ? Et pourtant, elle me manque dès qu’elle est loin, et j’aime aller au bord de la mer avec elle ou à la piscine.
Je suis loin d’être une mère parfaite, mais cela n’empêche pas ma fille de s’épanouir et de dire « Maman, t’aime » !
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