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Maman VIP : Interview de Nathalie le Breton des Maternelles

Journaliste des dĂ©sormais mythiques Maternelles sur France 5 depuis dix ans* et heureuse maman de deux garçons, elle rĂ©pond chaque jour avec le sourire aux angoisses et aux interrogations des mamans et futures mamans. C’est avec une bonne dose d’humour et de tendresse qu’elle s’est confiĂ©e Ă  Neuf Mois sur son expĂ©rience de la grossesse et de l’accouchement. Rencontre.

Comment avez vous vécu vos deux grossesses ? Plutôt stressée ou plutôt super épanouie ?

Comme j'ai eu mes deux fils à treize ans d'intervalle, j'ai deux expériences de la grossesse assez différentes l'une de l'autre. Pour mon premier, j'étais très jeune, très naïve. J'étais tellement soucieuse de voir la grossesse comme un état « normal » et pas comme une maladie que je me suis pris une grosse claque le jour de l'accouchement. Pour le deuxième, celui que j'appelle mon « Bébé Maternelles », j'étais évidemment plus avertie, plus consciente de ce que cela représentait et j'ai vraiment vécu cette grossesse à fond.

Vivre sa grossesse à fond, ça veut dire quoi concrètement ?

Ça veut dire comme je l'entends, en pleine connaissance des tenants et des aboutissants. Ça passait aussi bien par la danse africaine jusqu'à six mois, la moto jusqu'à sept que par l'écoute des besoins de mon corps. Ma place aux Maternelles m'a énormément apporté à ce niveau là.

Comment avez vous vécu la transformation physique ? Vous sentiez vous belle enceinte ?

Je dois dire que j'ai eu une certaine chance : je n'ai pris que neuf kilos à chaque grossesse. Pourtant je mangeais tout ce qui me passait sous la main, notamment des fondues, encore des fondues et toujours des fondues… J'étais très à l'aise avec mes nouvelles formes sans pour autant avoir ce sentiment d'irradier que décrivent certaines femmes. Je ne voulais pas être un étendard. J'étais bien, voilà tout.

Comment avez vous concilié travail et grossesse ? J'ai lu que vous aviez caché votre première grossesse…

C'était mon premier boulot, à Europe 1, j'étais en CDD et j'avais une peur bleue de perdre mon poste si je dévoilais mon état. Mon ventre était peu visible alors je l'ai caché jusqu'au sixième mois et j'ai continué à travailler jusqu'au huitième. Jusqu'au jour où j'ai fait une petite chute dans les escaliers et où je me suis dit qu'il était peut-être temps de ralentir le rythme !

Est-ce qu'il y a quelque chose que vous ne supportiez pas enceinte ? Une odeur, un conseil de belle mère…

A la fin l'odeur des crèmes anti-vergetures me faisait vomir, littéralement. Il faut dire que par peur j'en mettais sûrement un peu trop… Pour ce qui est des conseils, je crois que j'ai été épargnée. Pour ma première grossesse, j'étais tellement jeune que j'étais la première de mon groupe de copines à tomber enceinte alors elles découvraient en même temps que moi. Et pour ma deuxième grossesse, je crois que les gens n'osaient plus me dire quoi que ce soit, j'étais un peu devenue l'experte du sujet à leurs yeux !

Comment se sont déroulés vos deux accouchements ?

Là encore, deux expériences très différentes. Je garde un souvenir assez douloureux de mon premier accouchement : à l’hôpital, très rapide (à peine 3 heures), sous les yeux d'une horde de personnel médical, avec une péridurale décidée au dernier moment parce que je souffrais trop… J'ai mis un peu de temps à me remettre de cette expérience et le deuxième, alors là, tout l'inverse. J'ai cette fois accouché à la maternité, avec un bon bain chaud, entourée de sage-femmes adorables, dans une atmosphère d'intimité joyeuse… Ce deuxième accouchement a vraiment eu un effet réparateur.

Comment avez vous vécu le retour à la maison avec bébé ?

La première fois, forcément, je n'étais pas très à l'aise. Je lisais beaucoup et je m'accrochais à un guide que j'avais acheté, qui décrivait semaine par semaine les étapes et les démarches à réaliser. Évidemment, c'était plus cool la deuxième fois. Fidèles à notre philosophie assez « baba », on a pratiqué le co-sleeping pour profiter à fond de ces premiers moments avec notre enfant.

Avez vous vécu un « Baby-Blues » ?

Baby blues à proprement parler, non, mais j'ai vécu un moment assez difficile quand mon petit a été hospitalisé à trois semaines à peine pour une bronchiolite. Il était en détresse respiratoire grave et pendant une semaine j'ai dormi à même le sol de l’hôpital, sur un drap à côté de lui… J'ai eu très peur mais au final il s'en est bien tiré.

Quels prénoms avez vous choisi pour vos garçons, et surtout, pourquoi ?

Je suis fascinée par la Grèce et sa mythologie depuis toujours donc mes garçons ont tous les deux des prénoms d'origine grecque. Le plus grand, qui a 23 ans aujourd'hui s'appelle Alexis, ce qui veut dire dire « défendre en protégeant ». Le plus petit, qui a 10 ans, s'appelle Aris, à la fois nom du dieu de la guerre et diminutif d'Aristote. Tout un programme !

Un dernier mot pour les futures mamans qui vous lisent ?

Surtout, oubliez tout ce que vous venez de lire et faites vous confiance à vous ! Ne vous laissez pas culpabiliser, profitez de chaque instant. En un mot : kiffez ! Voilà, c'est déjà pas mal (rires).

Credit photo : Eric VERNAZOBRES / FTV France 5

* Chroniqueuse aux Maternelles, Nathalie Le Breton est aussi l'auteur de Les nouveaux grands-parents et de Questions de parents, parus tous deux en janvier 2013.

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