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Quelle prévention pour la méningite à méningocoque ?

  • Qu’est-ce qu’une méningite à méningocoque ?
  • Qui sont les personnes les plus touchées ?
  • Comment se transmet cette maladie ?
  • Comment la traiter ?
  • Et enfin, comment la prévenir ?
Méningite à méningocoque

Quelle prévention contre les méningites à méningocoque ?

Santé Publique France a répertorié 459 cas d’infections invasives à méningocoque (ou IIM) en 2019. Ces IIM peuvent engendrer des méningites à méningocoque, des maladies avec une morbidité et une mortalité élevées, qui peuvent apparaître à tous les âges, chez des personnes en bonne santé sans facteur de risque particulier. Mieux vaut donc bien connaître cette maladie pour s’en protéger. Comme leur nom l’indique, les méningites sont des maladies qui attaquent les méninges, les enveloppes entourant le cerveau et la moelle épinière. Les causes de la méningite sont nombreuses : virus, bactéries ou champignons. Qu’on se rassure : les plus courantes sont virales mais bénignes et guérissent sans trop de complications. Restons tout de même vigilants, si on contracte une méningite à méningocoque, on peut en mourir. Cette forme grave (mais heureusement rare) de la maladie a un taux de létalité élevé. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur les méningites à méningocoque, Neuf Mois a réalisé une interview du professeur HAAS, chef de Service Urgence Pédiatrique Infectiologie au CHU de Nice.

Soyons précis, qu’appelle-t-on des méningites à méningocoque ?

Ce nom désigne une infection bactérienne grave causée par différentes bactéries. La principale d’entre elles causant des épidémies s’appelle Neisseria Meningitidis mais reste plus connue comme meningococcus ou méningocoque. Douze sérogroupes, ou souches différentes de la même espèce de bactérie, sont répertoriés aujourd’hui mais seuls six d’entre eux causent la quasi-totalité des épidémies. Leurs potentiels épidémiques permettent d’ailleurs de les distinguer.

Si on ne traite pas les méningites à méningocoque, leurs taux de létalité peuvent atteindre 50 % et même laisser des séquelles graves. Pire encore, même avec un traitement, ces taux stagnent à 10 %. En règle générale, les méningites à méningocoque évoluent rapidement et durent moins d’un mois.

Pour en savoir plus sur les méningites à méningocoques et les moyens de prévention, rendez-vous sur le site protectionmeningites.com. Vous y trouverez également des témoignages de personnes qui ont survécu à cette maladie.

Qui est sujet à ces maladies ?

Les méningites touchent à tous âges mais leurs variantes à méningocoque touchent plus fréquemment les enfants de moins de cinq ans. Son taux d’incidence maximum est atteint par les enfants de moins d’un an, les adolescents et les adultes de moins de 25 ans.

On considère aussi toutes les personnes ayant voyagé dans des zones susceptibles d’être des foyers épidémiques comme à risque. Certains pays sont particulièrement surveillés, comme la tristement célèbre “ceinture africaine de la méningite” de l’Ethiopie au Sénégal.

Comment attrape-t-on les méningites à méningocoque ?

La transmission des méningites à méningocoque se fait par contact direct, étroit et prolongé. En effet, elles circulent à travers les sécrétions nasales ou salivaires des porteurs, malades ou sains : postillons, salives, baisers, etc. La période d’incubation de cette maladie est de deux à dix jours. Notons que la bactérie ne supporte pas les milieux en extérieur et ne peut donc se transmettre qu’après un contact prolongé de plus d’une heure.

Quels sont les symptômes des méningites à méningocoque ?

Dans la plupart des cas, la présence de la bactérie Neisseria Meningitidis est asymptomatique et passe donc inaperçue. Cependant, dans les cas où la maladie s’exprime, le diagnostic reste difficile car ses symptômes ne sont pas spécifiques. En effet, ils peuvent également rappeler une grippe ou une gastro-entérite. Voici ceux que l’on peut observer chez un nourrisson.

  • Comportement inhabituel :  irritabilité, pleurs incessants et geignements
  • Teint grisâtre ou marbré 
  • Mollesse ou somnolence anormale
  • Refus de s’alimenter
  • Fièvre brutale
  • Vomissements

Chez les enfants ou les adultes, voici les symptômes qui peuvent identifier des méningites à méningocoque :

  • Intolérance à la lumière (photophobie) ou au bruit (phonophobie)
  • Maux de têtes intenses (céphalées)
  • Raideur de la nuque
  • Nausées ou vomissements
  • Teint grisâtre ou marbré
  • Courbatures importantes
  • Fatigue intense
  • Troubles de la conscience (somnolence, confusion mentale…)
  • Signes de lésions du système nerveux comme des paralysies oculaires ou des convulsions

Rappelons que, sans traitement approprié, la maladie présente un taux de létalité de 50 % et que, même avec traitement, ce taux reste à 10 %. Les méningites à méningocoque occasionnent fréquemment des complications. Chez les personnes ayant survécu à cette maladie, les infections invasives à méningocoque peuvent être responsables de séquelles parfois lourdes : problèmes physiques (cicatrices, greffes de peau, amputations), des problèmes neurologiques ou sensoriels (épilepsie, paralysie, surdité), des troubles cognitifs, de l’anxiété, des problèmes rénaux…


Quels sont les traitements ?

On insiste, les méningites à méningocoque peuvent être mortelles. Si vous en suspectez une, vous devez immédiatement prévenir les urgences. Ces maladies demandent généralement une hospitalisation rapide. Pour certains cas plus sévères, on suggère même des soins intensifs.

Une fois le diagnostic confirmé, le patient reçoit le plus tôt possible un traitement à base d’antibiotiques. En France, le personnel médical utilisera en première intention les céphalosporines de troisième génération (cefotaxime et ceftriaxone). Heureusement, dans la plupart des cas, le traitement antibiotique soigne les méningites à méningocoque.

Comment prévenir les méningites à méningocoque ?

Et oui, même si cette maladie peut, et à raison, nous faire peur, nous ne sommes pas démunis pour sa prévention. 

  • Distanciation des personnes malades
  • Port du masque au contact proche d’un malade
  • Prise d’antibiotique préventive (avec accord obligatoire et explicite de votre professionnel de santé)
  • La vaccination

Si quelqu’un a un contact direct avec une personne malade, une série de mesures préventives seront prises pour éviter la circulation de la bactérie et de nouvelles contaminations. L’Institut Pasteur recommande l’antibioprophylaxie, soit un traitement antibiotique préventif.

Rappelons enfin que les méningites sont un groupe de maladies à déclaration obligatoire. Les signaler permet aux autorités sanitaires départementales de mettre des mesures préventives en place.

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