Pourquoi je suis heureuse de ne pas être une maman parfaite

La perfection, c’est ennuyeux. Avoir des failles, c’est mieux ! Moi, j’ai envie de vous faire partager mes sentiments, ceux d’une maman heureuse d’avoir quelques petits défauts !

Avant que notre bébé naisse, on a toutes en tête un idéal à atteindre en tant que maman. On aspire à être la plus performante, celle qui commettra le moins d’erreurs, celle qui assurera coûte que coûte. Mais cette maman parfaite n’existe pas. Ou alors, si elle existe, elle n’a rien compris !

C’est avec nos failles, avec les doutes qui rythment notre existence, avec nos erreurs aussi, que l’on devient maman. Une maman qui aime (et c’est ça, son job, après tout !), une maman qui se construit en tant que telle, chaque jour.

Pas à pas, on apprend sur soi, on découvre ses forces et ses limites, aussi. Avant d’être maman, j’avais un côté un peu « parfaite ». Attention, je ne l’étais pas. Je voulais donner l’apparence de cela. Toujours impeccable. Physiquement, professionnellement. Tenir le cap, maîtriser, réussir, être infaillible.

Un instinct maternel qui se réveille

Et puis, je suis tombée très amoureuse. J’attendais un enfant. Beaucoup de chutes mais un bel atterrissage ! Ma fille, l’amour… Une aventure incommensurable (et c’est peu de le dire). C’est quelque chose qui vous bouleverse de l’intérieur, de l’extérieur. Dans tout votre être. On lâche prise. Ne plus rien contrôler. Se sentir encore plus vivante.

J’ai découvert des choses incroyables sur moi-même. Pleurer d’un bonheur tellement fort que plus rien n’existe autour. Me réveiller instinctivement parce mon bébé va pleurer. Savoir exactement ce dont il a besoin rien qu’en ressentant les choses…


Des craintes et des doutes m’envahissent

Mais aussi avoir peur : peur quand il a de la fièvre ou quand il avale de travers. Me découvrir des peurs profondes, mais les surmonter. Ne plus être dans la maîtrise mais dans le ressenti. La vie ne sera plus jamais la même. Je ne pense plus que pour moi : mes priorités ne sont plus les mêmes.

L’essentiel pour moi ? Offrir une belle enfance à ma fille, remplie d’amour, de bienveillance, de sécurité. Les éclaboussures de chocolat sur le sol que je viens de laver, ne ressembler à rien car je n’ai pas eu le temps de me coiffer, m’endormir par terre sur son tapis à côté de son lit, cela n’est rien.

Rien à côté de ce que je construis chaque jour avec ma fille. J’ai un petit être entre mes mains. Ce petit être, je le laisserai s’envoler de ses propres ailes dans pas si longtemps. Mais pour l’instant, toute sa petite vie, c’est moi qui en suis responsable. Quelle pression ! Mais aussi quelle chance on a en tant que maman. Je ne suis pas parfaite. Je suis maman, et c’est déjà beaucoup.

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