Pension alimentaire : connaître mes droits

La pension alimentaire ne fait pas toujours l’unanimité et les désaccords sont fréquents. Ceux qui doivent la verser ont parfois l’impression d’être réduits à de simples chéquiers alors que ceux qui la reçoivent ont l’impression de mendier. Pourtant, cette pension est obligatoire une fois que la filiation est établie.

Quand notre enfant a deux parents aux yeux de la loi, ceux-ci sont responsables de son bien-être et peuvent exercer leurs droits parentaux aussi longtemps qu’ils assument leurs responsabilités. Quand les parents divorcent ou se séparent, les enfants ne doivent pas subir dans la mesure du possible une baisse de leur niveau de vie. C’est pourquoi ils ont droit à une pension alimentaire.

Quand le parent à qui incombe la responsabilité de verser la pension refuse de le faire, on s’en remet alors au juge, mais l’accord à l’amiable entre parents reste la meilleure option pour tout le monde. Les tensions entre parents sont perceptibles et les droits de visite n’en deviennent que plus compliqués quand on a du mal à s’entendre.

Selon la loi, « tout homme qui a rendu une femme enceinte » doit lui verser, chaque mois, une pension alimentaire après la naissance de l’enfant. Pour éviter d’avoir à endosser cette responsabilité, certains hommes refusent de reconnaître leur enfant. Reste alors pour la mère la voie juridique pour faire reconnaître l’enfant et obtenir une pension pour l’élever. Mais quand l’enfant est reconnu par ses deux parents, la loi est claire : la pension alimentaire est établie selon un accord à l’amiable entre les deux parents.

Ce n’est qu’en cas de désaccords ou de difficultés que les parents ont recours à un juge. Celui-ci déterminera la somme à payer en fonction des besoins de l’enfant et des revenus des parents. Il en va de même dans le cas de la résidence alternée, c’est le juge qui choisit qui y a droit en se basant sur le montant des salaires. La pension n’est pas obligatoirement versée au parent qui garde l’enfant. La pension peut être versée sous forme de paiements à l’institution que fréquente l’enfant, tout dépend de l’accord établi. Une fois que notre enfant ne vit plus sous notre tutelle ou sous notre toit, on ne peut plus prétendre à une pension alimentaire.

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La pension alimentaire est un droit qui peut être exercé par la mère ou le père ! Alors si le père nous réclame une pension parce qu’il a choisi de garder les enfants, n’y voyons pas un moyen de nous attaquer. L’égalité des sexes, c’est dans les deux sens.

Il ne s’agit pas d’une guerre sans merci qu’on mène contre notre ancien conjoint ou encore un prétexte pour soutirer de l’argent. La pension est, en général, versée au conjoint chez qui les enfants passent le plus de temps. C’est un droit auquel notre enfant peut prétendre. La pension alimentaire reste un droit acquis pour l’enfant et non les parents. L’enfant doit pouvoir poursuivre son apprentissage sans encombres et soucis financiers.


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