Neufmois.fr » Mon bĂ©bĂ© » Ma vie de maman » SĂ©paration : des difficultĂ©s Ă  contourner

Séparation : des difficultés à contourner

Le droit de visite est accordĂ© au parent qui n’a pas la garde de l’enfant. C’est une dĂ©cision prise d’un commun accord entre les deux parents ou imposĂ©e par le juge aux affaires familiales. Mais il n’est pas rare que des problĂšmes surgissent : il faut bien composer avec pour le bien-ĂȘtre de l’enfant.

Une sĂ©paration, un divorce, des enfants au milieu des conflits d’adultes
 Bien souvent quand le couple Ă©clate, la seule façon de maintenir des liens entre le parent qui part et celui qui s’occupe des enfants Ă  plein temps est le droit de visite. LĂ©galement parlant, le droit de visite a lieu pendant le jour alors que le droit de visite et d’hĂ©bergement comprend le jour et la nuit. Il peut s’agir d’un arrangement entre les deux parents ou d’une dĂ©cision imposĂ©e par le juge aux affaires familiales(JAF).

Or, il y a parfois des complications qui surgissent. HypothĂšse classique : notre ex ne respecte pas le droit de visite. Il ne vient pas chercher les enfants, ou selon des horaires fantaisistes
 Le problĂšme pour les mĂšres – leurs enfants – qui subissent ce genre de situation est qu’il existe un vide juridique dans ce cas prĂ©cis, contrairement Ă  la non prĂ©sentation de l’enfant, oĂč la loi prĂ©voit une sanction. Les associations militent d’ailleurs pour une plus juste apprĂ©ciation des sanctions dans les deux cas, mais rien n’est prĂ©vu jusqu’à prĂ©sent.

La seule chose Ă  faire est d’essayer de discuter avec le parent qui ne respecte pas le droit de visite et lui faire prendre conscience du mal qu’une telle situation afflige au petit. Il serait aussi bon de parler Ă  notre enfant et lui faire comprendre que ce n’est pas sa faute si son papa ne rĂ©pond pas prĂ©sent quand il le faut. Si la situation est complĂštement bloquĂ©e, il reste le recours au JAF qui, aprĂšs enquĂȘte sociale, peut dĂ©cider de modifier ou supprimer le droit de visite.


Si jamais le JAF trouve, aprĂšs une enquĂȘte sociale, qu’il est impossible d’envisager immĂ©diatement la mise en place du droit de visite pour des raisons diverses. En cas de difficultĂ©s relationnelles sĂ©rieuses enfant-parent, violence ou abus, alcoolisme ou si le parent n’a pas de domicile fixe, le juge peut prendre des dispositions transitoires tout en prĂ©cisant les raisons de sa dĂ©cision et la durĂ©e de la mesure.

En consĂ©quence, il peut prĂ©coniser un droit de visite en milieu protĂ©gĂ©, c’est-Ă -dire dans l’enceinte d’une association ou Ă  un point de rencontre. Dans certains cas, le juge peut demander qu’il y ait des professionnels des affaires familiales qui assistent aux visites, par mesure de sĂ©curitĂ©.

Autre exemple, si le lieu de rendez-vous pour rĂ©cupĂ©rer le petit change et qu’il y a dĂ©saccord entre les deux parties, le parent qui a la garde peut avoir recours Ă  la justice. S’il y a un dĂ©mĂ©nagement, celui qui part doit informer l’autre partie de la nouvelle adresse. Les deux ex conjoints peuvent nĂ©gocier d’un commun accord la nouvelle façon de mettre Ă  exĂ©cution le droit de visite ou alors s’en remettre au juge des affaires familiales.

Quelle que soit la raison des conflits qui peuvent surgir dans de telles situations, le plus important est de rester focalisĂ© sur le bien-ĂȘtre de l’enfant et non sur les divergences entre adultes.



À lire absolument