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Séparation : des difficultés à contourner

Le droit de visite est accordĂ© au parent qui n’a pas la garde de l’enfant. C’est une dĂ©cision prise d’un commun accord entre les deux parents ou imposĂ©e par le juge aux affaires familiales. Mais il n’est pas rare que des problĂšmes surgissent : il faut bien composer avec pour le bien-ĂȘtre de l’enfant.

Une séparation, un divorce, des enfants au milieu des conflits d’adultes… Bien souvent quand le couple éclate, la seule façon de maintenir des liens entre le parent qui part et celui qui s’occupe des enfants à plein temps est le droit de visite. Légalement parlant, le droit de visite a lieu pendant le jour alors que le droit de visite et d’hébergement comprend le jour et la nuit. Il peut s’agir d’un arrangement entre les deux parents ou d’une décision imposée par le juge aux affaires familiales(JAF).

Droit de visite : un droit, pas une obligation

Or, il y a parfois des complications qui surgissent. Hypothèse classique : notre ex ne respecte pas le droit de visite. Il ne vient pas chercher les enfants, ou selon des horaires fantaisistes… Le problème pour les mères – leurs enfants – qui subissent ce genre de situation est qu’il existe un vide juridique dans ce cas précis, contrairement à la non présentation de l’enfant, où la loi prévoit une sanction. Les associations militent d’ailleurs pour une plus juste appréciation des sanctions dans les deux cas, mais rien n’est prévu jusqu’à présent.

La seule chose à faire est d’essayer de discuter avec le parent qui ne respecte pas le droit de visite et lui faire prendre conscience du mal qu’une telle situation afflige au petit. Il serait aussi bon de parler à notre enfant et lui faire comprendre que ce n’est pas sa faute si son papa ne répond pas présent quand il le faut. Si la situation est complètement bloquée, il reste le recours au JAF qui, après enquête sociale, peut décider de modifier ou supprimer le droit de visite.

Quand le droit de visite est impossible

Si jamais le JAF trouve, après une enquête sociale, qu’il est impossible d’envisager immédiatement la mise en place du droit de visite pour des raisons diverses. En cas de difficultés relationnelles sérieuses enfant-parent, violence ou abus, alcoolisme ou si le parent n’a pas de domicile fixe, le juge peut prendre des dispositions transitoires tout en précisant les raisons de sa décision et la durée de la mesure.

En conséquence, il peut préconiser un droit de visite en milieu protégé, c’est-à-dire dans l’enceinte d’une association ou à un point de rencontre. Dans certains cas, le juge peut demander qu’il y ait des professionnels des affaires familiales qui assistent aux visites, par mesure de sécurité.

Autre exemple, si le lieu de rendez-vous pour récupérer le petit change et qu’il y a désaccord entre les deux parties, le parent qui a la garde peut avoir recours à la justice. S’il y a un déménagement, celui qui part doit informer l’autre partie de la nouvelle adresse. Les deux ex conjoints peuvent négocier d’un commun accord la nouvelle façon de mettre à exécution le droit de visite ou alors s’en remettre au juge des affaires familiales.

Quelle que soit la raison des conflits qui peuvent surgir dans de telles situations, le plus important est de rester focalisé sur le bien-être de l’enfant et non sur les divergences entre adultes.

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