Les questions/réponses des problèmes sur l’allaitement

L’allaitement est un choix personnel. Chacune d’entre nous est libre de le faire ou pas. Mais alors que l’allaitement est présenté comme la manière la plus naturelle de nourrir bébé, pour certaines d’entre nous, ça ne va pas de soi… Petits problèmes et interrogations nous gâchent ce moment de complicité.

L’allaitement garantit à notre bébé une nutrition idéale. Notre lait est toujours disponible à la demande et ne nécessite ni équipement ni préparation particulière. L’allaitement au sein comporte néanmoins quelques inconvénients. Et il nous arrive de nous poser certaines questions et d’avoir certaines inquiétudes :

Ne nous inquiétons pas, ils se « formeront » au fur et à mesure des tétées. Nous pouvons avoir recours à un tire-lait ou parfois à un bout de sein en silicone (vendu en pharmacie). Les massages faits avant l’accouchement pour préparer les seins peuvent aussi être très efficaces. Seins abondants et abondance de lait ne sont pas synonymes !

Pendant les premières semaines, la sécrétion de lait est irrégulière. Ne nous faisons pas de soucis car il y a un certain rapport entre le moral et la sécrétion de lait. Plus nous nous faisons du soucis, moins la sécrétion se fait bien. Un moyen efficace pour stimuler la lactation est de mettre bébé au sein des deux côtés, le plus souvent possible. D’autre part, les sages femmes peuvent nous recommander de prendre de la levure de bière pour stimuler la lactation. Il faut leur demander conseil.

Pourquoi bébé me fait mal quand il tête ?

Notre installation pour donner le sein ainsi que celle de bébé doivent être corrigées. Veillons à ce que bébé prenne bien toute l’auréole et ne nous fasse pas mal en tétant.

Ils sont tendus et douloureux et si nous les pressons, peu de lait sort. D’ailleurs, notre bébé n’arrive pas à boire. Cette situation est fréquente. Nous pouvons nous mettre sous une douche chaude pour favoriser l’écoulement de lait. Nous pouvons aussi masser nos seins. C’est moins traumatisant que le tire-lait. Nous pouvons aussi appliquer des compresses d’eau chaude plusieurs fois dans la journée. L’engorgement des seins est un incident passager.

Nous pouvons en faire don ! En donnant notre lait, nous augmenterons peut-être les chances de survie d’un bébé fragile ou prématuré. Un lactarium – centre de collecte du lait maternel – sera heureux de le recevoir. Il y a en France plusieurs lactariums. La plupart de ces centres ont tellement besoin de lait qu’on vient même prendre le lait à domicile sur un simple coup de téléphone. Si nous souhaitons diminuer ou arrêter notre sécrétion de lait, nous pouvons en parler avec notre médecin, qui nous prescrira un médicament qui bloquera la lactation. Ce qui prendra entre une à trois semaines.


Nous pouvons également tirer notre lait et le faire congeler. Nous pourrons le donner à bébé plus tard ou si nous nous absentons.

Les crevasses (ou gerçures) ont pour origine essentielle une mauvaise position : notre mamelon n’est pas à sa place dans la bouche de bébé. Il est donc important que notre installation et celle de bébé soient bonnes. Et nous devons veiller à ce qu’il prenne toute l’auréole du sein dans la bouche. En consultant notre médecin, il nous indiquera un produit sans odeur ni saveur à appliquer localement après chaque tétée. Il nous faut redoubler les soins de propreté avant et après la tétée car une crevasse, c’est la porte ouverte à l’infection.

Si nous avons mal à l’intérieur des sein, de la fièvre et une rougeur sur les seins, il peut s’agir d’une lymphangite : elle nécessite l’arrêt de l’allaitement. Mais nous devons consulter notre médecin pour être sûres qu’il ne s’agit pas d’un abcès débutant. Car l’abcès est une infection microbienne qui peut être transmise à bébé et provoquer chez lui des infections graves.

Au début, c’est normal. La grossesse et l’accouchement épuisent et s’occuper d’un bébé demande de l’énergie. Et il nous faut du temps pour récupérer. Nous devons vérifier que notre régime alimentaire est assez riche. Si une fois la lactation bien établie nous sommes toujours fatiguées et que nous envisageons le sevrage, parlons-en d’abord à notre médecin. Il peut s’agir simplement d’un manque de vitamines et/ou de fer.


Certainement, car même avec la réapparition des règles, notre lait garde toutes ses qualités. Si nous avons l’impression d’en avoir moins (il y a parfois une baisse transitoire de quantité), nous pouvons essayer d’augmenter le nombre de tétées avant de compléter par un lait infantile.

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Dans certains cas, nous pouvons continuer à allaiter, par exemple, en cas de rhume ou de fièvre. Exceptionnellement, il faut arrêter et tirer le lait régulièrement pour pouvoir reprendre l’allaitement après guérison.

Si l’allaitement a toujours de la peine à démarrer, si nous n’arrivons pas à bien placer notre bébé pour qu’il tète efficacement, nous pouvons contacter une association d’aide à l’allaitement. Par exemple : le Centre ressource documentaire pour l’allaitement maternel (CERDAM), la Leche League ou encore le Réseau des marraines d’allaitement maternel. Nous pouvons aussi nous tourner vers la maternité où nous avons accouché ou encore une sage-femme.

Comment savoir si mon bébé boit assez ?

Pour savoir si notre enfant est assez nourri, nous pouvons compter le nombre de couches qu’il mouille par jour. Les deux premiers jours suivant sa naissance, notre enfant ne mouillera que deux couches par jour. Les jours suivants, normalement il devrait mouiller entre six et huit couches par jour. Nous pouvons également prendre son poids. En moyenne, la prise de poids normale est de 130 à 230 grammes par semaine. Si nous constatons que notre enfant est bien éveillé et a la peau douce et souple, nous n’avons pas d’inquiétudes à avoir. Si nous avons quand même des doutes, il suffit de le nourrir sans restrictions de temps, c’est-à-dire, à la demande.

La plupart des pilules contraceptives sont contre-indiquées pendant la lactation, en particulier les œstroprogestatifs. Le mieux est de nous contenter d’une contraception locale (ovule, éponge spermicide, préservatif, etc.) ou consulter notre médecin pour un stérilet ou une autre contraception.

Le lait simplement réfrigéré est toujours préférable au lait congelé, car la congélation détruit certains de ses facteurs anti-infectieux. Or, le lait se conserve au réfrigérateur beaucoup plus longtemps qu’on ne le croit habituellement. Sa propriété de limiter la prolifération des bactéries ne s’exerce pas seulement dans les intestins de bébé, mais aussi dans le récipient où on le stocke ! Le lait se conserve à température ambiante (19°C à 22°C), pendant dix heures, et au réfrigérateur (0°C à 4°C), on a l’habitude de dire qu’il se conserve 2 à 3 jours. Cependant des études plus récentes montrent qu’on peut le garder pendant huit jours.

Gardons en tête que notre lait sera toujours bon et qu’il y en aura toujours. Il n’est jamais trop riche ou trop liquide. L’allaitement est une expérience épanouissante et agréable qui renforcera la relation d’amour entre bébé et nous. Malgré les quelques désagréments occasionnels, il y a plein d’avantages pour nous.

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