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Allaiter et travailler : une question d’organisation

On reprend le boulot sans vouloir arrĂȘter l’allaitement de bĂ©bĂ©. Un vrai casse-tĂȘte ! Qui peut ĂȘtre contourné  Pour commencer, on met en place un emploi du temps pour les tĂ©tĂ©es et on s’arrange avec la crĂšche, la nounou et notre entreprise. Et on complĂšte le tableau en faisant un peu de shopping.

Travailler et continuer à allaiter est une vraie gageure. Bien que la loi ait accordé le droit aux femmes d’allaiter leurs enfants pendant leurs heures de travail, la pratique elle laisse à désirer : allaiter et travailler demande un maximum d’organisation et de la compréhension de la part de nos supérieurs. L’idéal serait de pouvoir faire garder bébé près de notre lieu de travail, ce qui est rarement possible ! Quand bébé est tout près, on peut l’allaiter au boulot ou bouger si le tout (déplacement et allaitement) ne nous prend pas plus d’une heure en une journée. Si on ne peut accueillir bébé au bureau dès qu’il a faim, reste à trouver d’autres solutions…

Le biberon, notre allié

Reprendre le travail équivaut à passer moins de temps avec bébé. C’est aussi moins d’occasions pour allaiter bébé. Pas de soucis, le biberon pointera le bout de sa tétine dès qu’on sera loin de bébé. Bien sûr, il ne remplacera pas la chaleur de maman mais il sera notre allié jusqu’au sevrage de bébé. On s’arrangera avec papa et la nounou pour que bébé ait sa ration quotidienne de lait maternel. Nous remplirons les biberons la veille grâce au tire-lait acheté ou loué en pharmacie. Le nombre de biberon à remplir dépendra de l’appétit de bébé, de la proximité de notre entreprise avec la crèche ou notre domicile.

De l’organisation !

La loi nous facilite d’ailleurs la tâche. Le code du travail nous autorise à allaiter une heure par jour jusqu’au premier anniversaire de notre enfant. On trouve un arrangement avec notre patron pour choisir les périodes d’allaitement : une pause d’une heure ou deux pauses de 30 minutes réparties sur les heures de travail. Si un compromis n’est pas trouvé, la pause allaitement se fera chaque demi-journée. Que l’on décide d’allaiter ou de tirer notre lait, notre coin allaitement doit être agréable et à l’abri des regards indiscrets. Ce ne sera ni les toilettes ou le fond du couloir où on entasse les vieux dossiers !
Que notre heure d’allaitement ne soit pas rémunérée c’est une chose mais que les normes sanitaires ne soient pas respectées, ce n’est pas dans le contrat. A noter que si notre entreprise compte plus de 100 femmes, elle doit fournir une salle d’allaitement pour les mamans avec les facilités requises.

Un peu de shopping

Pour éviter les situations embarrassantes au boulot, on s’équipera pour parer aux petits accidents de l’allaitement admissibles à la maison mais peu commodes au travail. On s’assurera qu’on ne manque pas de soutien gorge d’allaitement et que notre tire-lait marche toujours. Premier achat, des coussinets ou des coupelles d’allaitements pour éviter l’inconfort des seins qui continuent à sécréter du lait après la tétée. On a le choix entre les coussinets lavables ou les jetables disponibles en pharmacie et magasin spécialisé. Si on est victime de crevasse, on optera pour un bout de sein en silicone. Pas la peine de souffrir au boulot !

Le plus difficile quand on reprend le travail, c’est l’absence de bébé, on se surprendra plus d’une fois à penser à lui. Allaiter et travailler, c’est un moyen de prolonger notre lien avec lui.

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