Jeux ou jouets dangereux : ouvrez l’oeil !

Le jeu fait partie intégrante de la vie de notre petit, il se sent pousser des ailes en compagnie de ses copains. Leurs jeux anodins peuvent pourtant prendre le chemin de l’hôpital surtout quand ils décident d’imiter les grands.

Tout petit, on le surveille de près, son manque d’expérience le pousse fréquemment à frôler les accidents. En grandissant, ses gestes prennent de l’assurance et ses jeux aussi. Les activités de groupe peuvent parfois prendre des allures de roulette russe, surtout quand notre petit entre dans la cour des grands en CP. En voulant faire comme eux, les enfants ne mesurent pas les conséquences de leurs actes.

De graves accidents

Les jeux d’asphyxie ont près de 90 appellations différentes auprès des petits et grands : jeu du foulard, le jeu de la tomate, le rêve bleu… Si les adolescents recherchent des sensations fortes dans ces actes, nos petits eux cherchent seulement à les imiter. Mais ils ne savent pas que chaque année, des enfants se retrouvent handicapés à vie, voire pire.
Le plus commun chez nos bambins, c’est le jeu de la tomate, on bloque la respiration en contractant le sternum jusqu’à l’évanouissement. Ils deviennent alors rouges comme une tomate et les copains leur donnent des tapes pour leur faire reprendre leurs esprits. Il suffit d’une minute de trop pour que tout tourne au drame.
Si notre petit ne nous en parle pas, certains signes sont indéniables. Des traces au cou, des joues continuellement rouges, des maux de tête et un manque de concentration doivent alerter les parents.

Des jouets potentiellement dangereux


Il n’y a pas qu’en imitant les grands que nos enfants risquent un accident. Leurs jouets peuvent aussi constituer un réel danger. Les armes factices projetant des billes en plastique peuvent leur coûter un œil ou une dent ! Heureusement un arrêté de 1996 interdit les gros projectiles. Mais une simple balle de tennis lancée avec force peut devenir dangereuse.

Dès trois ans, notre enfant se livre parfois à des actes qu’il estime ludiques mais qui le mettent en péril : se mettre un sac en plastique sur la tête est pour lui un geste anodin. Pour avoir la meilleure cachette, il s’enferme dans une malle ou un placard au risque de s’étouffer. On ne peut pas le surveiller tout le temps. Le mieux, c’est de lui expliquer la dangerosité de tels actes qui ne sont pas des jeux. Etablir un dialogue, l’encourager à parler de sa journée et de ses activités est un bon moyen de prévenir les accidents et les jeux dangereux.

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