La dyspraxie chez l’enfant

Notre petit est gaffeur, il casse tout ce qui lui tombe sous la main et massacre les mots. Il souffre peut-être de dyspraxie ou de maladresse. Si le neurologue confirme les doutes du pédiatre, notre enfant aura une équipe à lui tout seul pour son traitement.

Notre petit est la parfaite réplique de Gaston Lagaffe, il enchaîne les maladresses, a du mal avec les mots, oublie ses affaires à chaque fois. Loin d’être bête, il nous étonne avec ses phrases d’adultes, un vrai pépère à l’entendre, mais qui déteste les puzzles et les legos. Y a des chances que notre enfant soit dyspraxique, comme 6 % des Français. Cette maladresse maladive est courante chez les prématurés et les bébés ayant subi un traumatisme crânien. Parfois, la dyspraxie se développe au cours de la grossesse et le bébé se retrouve avec un handicap en plus de sa dyspraxie. Notre enfant peut faire partie de ceux qui ont un cerveau qui n’en fait qu’à sa tête. Bébé comprend bien ce qu’on lui dit, mais les zones concernées de son cerveau n’enregistrent pas. Dépendant des zones du cerveau désorganisées, notre petit présentera différentes formes de dyspraxie, qui seront plus apparentes vers l’âge de cinq ans. Chaque forme de dyspraxie est classée en fonction des difficultés que rencontre notre enfant. Il peut avoir plusieurs types de dyspraxie et chacun nécessite un traitement particulier. Bébé a du mal à écrire, c’est qu’il souffre de dysgraphie. La dyspraxie constructive, c’est l’incapacité à jouer au puzzle et à d’autres jeux de construction. Il n’arrive pas à suivre nos mouvements, c’est une dyspraxie non-constructive. Bébé est au martyr quand on lui demande de faire le mime à cause de sa dyspraxie idéomotrice. S’habiller tout seul, ce n’est pas son fort à six ans, il a une dyspraxie de l’habillage. Notre chéri chou ne peut pas faire Bob le bricoleur, sa boîte à outil lui donne le tournis parce que sa dyspraxie idéatoire l’empêche de manipuler les objets. Il n’arrive pas à imiter nos grimaces, à souffler ses bougies sur son gâteau d’anniversaire, à siffler ou à déglutir, il a une dyspraxie orofaciale. Il est difficile de diagnostiquer la dyspraxie, puisqu’elle ne se voit même pas sur une IRM. Bébé est peut-être un Pierre Richard en puissance, mais pas dyspraxique. Seul un neurologue ou un neuropsychologue peut confirmer le diagnostique une fois qu’on a fait part de la maladresse anormale de Bibou au pédiatre. Les tests (parce qu’il y a divers formes de dyspraxie) ne comportent ni piqûre ni effort surhumain. Notre enfant fera étalage de ses talents de gaffeur sous les applaudissements, une situation qu’il ne manquera pas d’apprécier. Quel que soit le ou les traitements, notre petit sera pris en charge par une équipe incluant un ergothérapeute et un pédo-psychologue. Bébé Gaffeur à l’école, c’est aussi subir les railleries de ses camarades et le sentiment d’être un bon à rien. On se chargera alors de le câliner et le rassurer sur cette maladresse qui le rend unique.

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