Soigner la bronchiolite en 2 temps, 3 mouvements

Chaque année, c’est la même chanson, la bronchiolite vient hanter les douces nuits de nos angelots et nous donne des airs de sorcière à force de nuits blanches. Pourtant, une bronchiolite se soigne très rapidement.

D’origine virale et très contagieuse, la bronchiolite touche surtout nos nourrissons (plus de 30 %) qui en plus d’un système immunitaire fragile doivent subir les attaques quotidiennes de leur entourage. En effet, ce sont nos mauvaises habitudes qui sont responsables de la bronchiolite de nos bébés. On oublie souvent que le fils de la copine qui embrasse bébé vient d’attraper un rhume ou que papa ne s’est pas lavé les mains avant de jouer avec bébé.

Peu de médicaments

La bronchiolite nécessite rarement une hospitalisation (5 % des cas seulement) et notre pédiatre sera à même de trouver le traitement approprié sans nous bousculer. Dans la majeure partie des cas, le pédiatre préfère une bonne kinésithérapie respiratoire (90 % des cas) à la prise de médicament.

Les médicaments seront donnés seulement en cas de forte fièvre. Pas la peine de s’attendre à des sirops contre la toux ou des antibiotiques. Les sirops ne servent à rien et mieux vaut éviter de faire de gros yeux au pédiatre parce qu’il n’en a pas prescrit.

Le but du traitement médical et de la kinésithérapie respiratoire est d’éliminer toute gêne respiratoire et mucosités. Il est normal que bébé tousse un petit peu après le traitement et on pourra faire un scandale chez le pédiatre seulement si la toux persiste plusieurs jours après.

L’efficacité de la kinésithérapie respiratoire

La kinésithérapie respiratoire est un traitement mécanique de la maladie. Il se fera chez un kinésithérapeute spécialisé dans ces techniques. Ces séances d’une efficacité certaine nous feront plus de peur que de mal car les techniques employées demandent des pressions répétées sur l’abdomen de bébé. On pourrait croire que les efforts du kiné pour faire remonter les secrétions des poumons jusqu’au nez sont des de véritables séances de tortures pour bébé. Ses hurlements déchireront le cœur de tous les parents… Si elles paraissent traumatisantes pour les bébés, elles ne sont pas pour autant douloureuses pour eux : elles sont indispensables pour qu’il respire correctement.


Un nez impeccable

Pour faciliter le traitement de la maladie, il faut moucher bébé régulièrement. Nous devons veiller tout simplement à ce qu’il respire sans gène et qu’il ne ronfle pas. Pour cela, il ne faut pas qu’il y ait de secrétions au niveau du nez et de la gorge. Le « mouche bébé » et le sérum physiologique sont fort utiles dans ces cas-la !

Une chambre aérée

A défaut de lui offrir l’air de la campagne, on peut s’assurer que les méchants virus ne soient pas les bienvenus chez nous. Tout ce qu’on a à faire, c’est maintenir une température de 18 degrés dans sa chambre, préalablement débarrassée de la pollution, la fumée (surtout celle de la cigarette!) et qu’on humidifiera de temps en temps. Il faudra aussi veiller à ce que le lit de bébé soit confortable. Pour garder bébé à l’aise, nous mettrons un petit coussin sous son matelas comme ça il sera dans une position surélevée. Et petit mot de la fin, ce n’est pas la peine de transformer bébé en esquimau en le couvrant des pieds à la tête parce qu’il est malade !

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