L’obésité chez les plus jeunes

Le surpoids touche de plus en plus d’enfants très jeunes. Malgré une consommation calorique inférieure à leurs aïeuls, nos petits dépensent moins d’énergie. Au banc des accusés, l’environnement familial et la publicité.

Plus de 10 % des enfants sont touchés par l’obésité dès la petite enfance. 60 % des adolescents obèses le sont bien avant l’âge de cinq ans, d’où l’importance de surveiller l’évolution du poids de notre enfant. Avoir de bonnes habitudes alimentaires reste la meilleure prévention contre l’obésité. Si notre petit est obèse, pas la peine de lui faire suivre un régime. Cela ne fera qu’empirer sa gêne et le complexera davantage. Plus d’activité physique et moins de télé, surtout de pubs, aidera notre bambin à s’épanouir plus facilement.

Un parent obèse, c’est 45 % de chance d’avoir un enfant obèse

L’environnement familial est un facteur décisif dans l’obésité des enfants. Un parent obèse, frère ou sœur aînée en surpoids, et un enfant a jusqu’à 45 % de chance de suivre leur trace. Quant aux maladies génétiques, elles ne représentent que 1 % des enfants obèses. Ce sont les mauvaises habitudes alimentaires qui amènent un enfant à un surpoids. Le grignotage, mayonnaise à chaque repas, le dîner surchargé avant le coucher, le manque de sommeil et d’exercices sont des facteurs de risque qui passent souvent inaperçus. Le surpoids acquis avant l’âge de cinq ans ne disparaîtra pas sans effort collectif de toute la famille.

62 % des pubs sur les sucreries un mercredi

Que notre petit soit obèse à sa rentrée scolaire complique davantage la situation. Bébé est plus exposé aux tentations sucrées et les publicités l’encouragent fortement. Selon la société française de cardiologie, les boissons et produits sucrés constituent 62 % des spots publicitaires sur une chaîne pour enfants le mercredi. Les distributeurs de confiseries n’arrangent rien à la situation. En cinq ans, nos petits consomment plus de viennoiseries, de biscuits sucrés et de sodas ! Même si cette consommation calorique demeure moins importante que celle de nos aïeuls, nos enfants sont plus à risque.


Un enfant qui arrête de bouger est un enfant en danger

L’obésité est un cercle vicieux qui entraîne notre bambin, parfois sans que l’on s’en aperçoive. Un peu de soda le matin et au dîner, quelques grignotages dans la journée devant la télé et l’ordinateur et le voilà de plus en plus sédentaire. Un enfant qui arrête de bouger est un enfant en danger. Si le régime est proscrit, l’activité physique est plus que conseillée. Il ne s’agit pas de faire de notre petit un futur David Douillet ou un rugbyman acharné. On va juste l’aider à choisir une activité physique qui lui plait et pas forcément une discipline sportive. Un enfant ayant une courbe de croissance normale sera un adolescent mieux dans sa peau. Alors, commençons par remplacer le soda par de l’eau, la crème glacée par des fruits et des légumes frais aux plats surgelés.

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