Des allergies de plus en plus courantes

Bébé était déjà allergique au lait de vache. Aujourd’hui, il ne supporte pas certains fruits. On se dit qu’il lui suffira de les éviter. Mais il s’agit là d’un sujet sérieux et inquiétant. Car ces allergies peuvent être dangereuses. Et comme les allergies sont en augmentation dans la population adulte et surtout chez les enfants, un seul traitement : la prévention.

Pendant la première année de sa vie, petit chou est très fragile. Son système immunitaire est encore immature. Il est donc susceptible d’être sensibilisé aux allergènes qu’il rencontre. Les aliments, dont le lait de vache contenue dans les préparations classiques, et les allergènes de l’environnement présentent un risque. Pour éviter ces petits pièges de la vie, rien de tel que l’allaitement maternel, surtout chez les sujets à risque. Nourri au sein pendant au mois les 4 à 6 premiers mois, bébé sera protégé pendant les 5 premières années de sa vie. Pas évident quand on travaille !

Même s’il y a actuellement peu de chiffres disponibles quant à la progression des allergies, leurs manifestions semblent être en augmentation depuis les années 1980. On constate plus d’allergies alimentaires, de signes cliniques d’asthme, de dermatite atopique, de rhinite allergique, etc… La dernière enquête épidémiologique à l’échelle nationale, qui date des années 1990, montre que 2,1 % à 3,8% de la population générale souffre d’allergies alimentaires. Ces intolérances peuvent survenir à tout âge mais les enfants, plus fragiles, sont plus exposés.

Le grand vainqueur chez les allergènes est l’œuf. Il est responsable de 34 % des allergies alimentaires. En deuxième position, on trouve l’arachide avec 25 %. A la troisième place, on y trouve le lait, avec une culpabilité jaugée à 8 %. Et le petit dernier, le poisson, responsable de 5 % des cas.

Même si ces allergies sont souvent dues à l’alimentation de bébé, ce n’est pas là l’unique facteur. La modification des comportements sociaux joue un rôle important. Depuis quelques années, le nombre femmes qui n’allaitent pas a augmenté, d’où une exposition précoce des nourrissons à une plus grande variété d’allergies. Pourtant allaiter n’est pas une garantie anti-allergie pour autant. Pendant la grossesse et même lorsque l’on allaite, des allergènes contenus dans notre alimentation quotidienne passent dans le placenta ou le lait : bébé risque d’être sensibilisé.


Autre cause possible, l’augmentation des « allergènes masqués ». Les ingrédients dits protéiques, comme le blanc d’œuf, la poudre de lait, etc. se trouvent dans beaucoup de produits alimentaires comme les gâteaux par exemple soit qu’ils soient inclus dans la composition de la recette soit que la contamination survienne lors des récoltes, du stockage, de la fabrication ou du conditionnement des produits alimentaires.

Reste donc à éviter ces facteurs aggravants… Beaucoup d’allergies disparaîtront quand il grandira, d’autres peuvent être contrées grâce à une désensibilisation. De plus en plus de dispositions sont prises pour leur faciliter la vie. Ainsi, les industriels doivent faire figurer sur les emballages la liste des allergènes qui figurent dans les aliments vendus. Et notre bambin apprendra à vivre avec ces petites contraintes
 

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