Pourquoi les repas sont-ils souvent problématiques  ?

Loulou chipote avec son assiette ? Refuse de goûter la moindre bouchée que vous lui proposez ? Énervée par la tournure que prend le repas, vous vous sentez désemparée, bébé comprends l’enjeu de pouvoir que représente le fait de manger ou pas, résultat, dans l’assiette c’est patatra…. Ce moment de retrouvaille autour de la table tourne au conflit… Comment le résoudre ? On répond à ces questions avec l’aide de Laurence Haurat, psychologue et nutritionniste.

 

D’où viennent les tensions au moment des repas  ?


Les parents sont parfois déçus que l’enfant ne soit pas aussi goûteurs qu’eux. Et l’enfant comprend l’enjeu de pouvoir que représente le fait de manger ou pas. Si les parents tolèrent mal la façon dont l’enfant mange, il va entrer en opposition avec eux. Ce conflit ne peut se régler qu’en renonçant à l’enfant idéalisé, en acceptant de prendre du recul et en désinvestissant l’aspect émotionnel du repas.

 

Comment s’y prendre, justement  ?

Il faut comprendre la raison du «  non  » de l’enfant qui peut occasionnée par la crise d’opposition, le caprice ou la provocation. A chaque raison correspond une attitude éducatrice. Par exemple, si l’enfant refuse ses légumes, lui donner une assiette de purée ou des pâtes n’est pas la solution  : on exige qu’il goûte avant de refuser. Ensuite, on passe à la suite du repas, pas à un plat de remplacement. Il ne mourra pas de faim pour autant.

 

 

En clair, il faut montrer que c’est le parent qui décide  ?

Absolument. Laisser l’enfant manger ce qu’il veut est source d’insécurité pour lui. Mais il y a une différence de taille entre le fait d’exiger de l’enfant qu’il mange un peu de tout ou qu’il mange tout. Il faut une zone de souplesse. L’autorité n’est pas de l’autoritarisme. La première se construit dans le temps et le calme. Inutile de crier  : la règle doit être claire, énoncée avec une voix grave. S’il la refuse, mettez-vous à sa hauteur et regardez-le dans les yeux en redonnant la consigne. S’il refuse encore, il sort de table jusqu’au prochain repas.  

Et s'il n’aime vraiment pas les brocolis, tant pis  : l’important, c’est de manger des légumes, mais pas forcément de tous les légumes.
 


 

 

 

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