En train de lire
Aider bébé à tenir debout

Aider bébé à tenir debout

S’asseoir, tenir debout, courir, sauter : autant d’activités qui exigent un bon équilibre. Age par âge, aidez-le à exercer son centre de gravité pour mieux grandir.

 

A 3 mois, sur le dos 

 
Un nourrisson dès 2 mois commence à jouer avec ses mains, puis, très vite, il va s’intéresser aux objets posés non loin de lui dans son berceau ou sur son tapis d’éveil. En cherchant à les attraper, il va se mettre en déséquilibre, basculer et, jour après jour, apprendre à tenir sa tête en équilibre, puis à se soulever sur les paumes de ses mains et à ramper. 
 
Les jeux pour l’aider
 
Evitez les stations prolongées dans le transat et laissez bébé allongé sur un tapis d’éveil ou dans son lit. Posez à ses côtés des petits objets sonores de couleurs vives pour qu’il apprenne à les tenir en équilibre devant lui. Il apprend ainsi à soupeser mentalement l’objet pour disposer de la force musculaire nécessaire à le déplacer là où il souhaite, à anticiper le geste indispensable à l’action qu’il veut mener. En faisant cela, bébé s’entraîne à mettre en place des mécanismes actifs de sa pensée, qu’il utilisera de lorsqu’il apprendra à dessiner puis à écrire. Et surtout, il pose les bases de sa confiance en lui : ce qu’il veut faire, il peut le faire !
 

A 6 mois, assis bien droit

 
Bébé sera très fier de cette étape qui lui permet de voir le monde différemment. Pour y parvenir, il va d’abord prendre appui sur trois points : les fesses et les mains. Les premières semaines, il penche en avant et retombe vite allongé. Mais il recommence car cet apprentissage est inné. Inutile de lui apprendre à s’asseoir : tout enfant est capable de s’asseoir seul sans qu’on ne l’ait jamais mis dans cette position, comme, plus tard, il passera de lui-même à la position debout sans problème, puis à la marche.  
 
Les jeux pour l’aider
 
Laissez-le évoluer de la position couchée à la position semi-assise puis assise, sans l’aider car il ne faut jamais installer un bébé dans une position qu’il ne maîtrise pas de lui-même. Entourez-le de coussins si vous avez peur qu’il se tape la tête sur le sol en retombant lors de ses tentatives. Posez à proximité de lui deux ou trois jouets. Il va se contorsionner pour les attraper et, en faisant cela, il se muscle, il réfléchit et son sens de l’équilibre s’affine jusqu’à lui permettre de s’asseoir de lui-même. Si les premiers temps, le parc permet une exploration suffisante, très vite ses mouvements seront trop limités. Mieux vaut l’installer sur une couverture sur le sol et lui laisser l’espace nécessaire à ses apprentissages. 
 

A 8 mois, à quatre pattes

 
Une fois assis bien droit, bébé va trouver comment rester en équilibre sur ses mains, en prenant appui sur son popotin puis sur ses genoux. Là, il est prêt pour le quatre pattes. Certains bébés préfèrent se propulser assis en poussant sur leurs talons. Quelle que soit la technique, cela exige une maîtrise du centre de gravité, par une musculature de la colonne vertébrale et des membres. 
 
Les jeux pour l’aider
 
Installez-lui un petit parcours d’aventures : un matelas sur lequel vous posez loin du bord des jouets, des petits obstacles sur sa trajectoire pour l’obliger à les contourner en gérant le déséquilibre provoqué. Bébé va apprendre à grimper sur le matelas, puis à en redescendre, donc à maîtriser le poids de son corps dans un relatif vide. Ensuite, posez trois blocs de mousse en espaliers à côté d’une petite table. Bébé va trouver comment prendre appui sur la table pour descendre. Et surtout, il prend conscience de la notion d’espace, indispensable dans l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. 
 

A 12 mois, debout ! 

 
Même si les bébés aiment qu’on les tienne en position debout, il faut éviter de le faire trop souvent tant qu’ils n’ont pas trouvé d’eux-mêmes leur équilibre. Dans cette position « forcée », le bébé lutte pour rester droit, son corps est arqué, ses fesses sont tendues vers l’arrière et il se met souvent sur les pointes des pieds. En faisant cela, il n’est pas dans la bonne conquête de l’équilibre, et, ce faisant, il n’explore plus les possibilités de son corps. 
 
Les jeux pour l’aider
 
Laissez-le jouer assis, gambader à quatre pattes en toute liberté. Et posez à proximité de lui des objets stables sur lesquels il peut prendre appui (petites tables lestées de livres lourds par exemple, tabouret…), installez de petites commodes basses sur lesquelles il prendra appui pour se lever avant se laisser tomber sur les fesses. Et surtout, laissez-le au maximum pieds nus, cela aidera sa musculature à se renforcer et limitera le phénomène pieds plats. 
 

A 18 mois, le saut

 
Après ses premiers pas, bébé va découvrir la joie de courir et puis de sauter. Le saut comporte un aspect ludique très important mais il permet aussi le travail de la coordination motrice et le renforcement musculaire des jambes, notamment du muscle stabilisateur qui permet de marcher droit et qui est rarement mature avant l’âge de 3 ans. C’est pourquoi il ne faut pas freiner un tout-petit qui aime sauter d’une marche à l’autre en prenant appui, ou qui saute de joie. Il ne sautera de façon autonome que vers l’âge de 2 ans, donc pas de souci qu’il ne se montre trop téméraire.  
 
Les jeux pour l’aider
 
Tenez-le sous les bras – et non par les poignets au risque de lui déboîter l’épaule – et faites-lui faire des sauts de puce. Il adore ! Installez-le sur une caisse, une petite table ou un muret  : il sautera, soutenu par vous, et cela l’aidera à améliorer son schéma corporel. Très vite, il va adorer le toboggan, qui exige de pouvoir se tenir dans l’espace, pousser sur ses jambes pour grimper et se retenir dans la vitesse de descente avec un dos droit. Puis la balançoire, qui l’effraie au-début, car il est soumis à un peu de vertige, notamment celui de l’inconnu. Autre jeu très prisé des enfants vers 2 ans, le saut dans la piscine ! L’enfant commence par se laisser tomber en avant en tendant les bras et, très vite, il va comprendre le principe de flexion flexion/extension des jambes. Il faut toujours être face à lui et le regarder pour voir s’il panique ou s’il s’amuse. S’il panique, arrêtez. 
 

A 3 ans, saut à la corde, marelle…

 
Plus l’enfant grandit, plus son besoin d’exercice physique augmente, en même temps que la tentation de rester dans le canapé devant la télé ou les consoles. Il faut limiter ce temps passif, au profit de jeux qui l’encouragent à mieux appréhender l’espace et la coordination motrice
 
Les jeux pour l’aider
 
La draisienne et la trottinette, préalable au vélo sans petites roues, la marelle, les jeux de ballon, les jeux de volants, mais aussi de croquet ou de quilles. Et bien sûr, l’élastique et la corde à sauter, mais en général le saut aussi coordonné n’est pas acquis avant l’âge de 5 ans. Il faut encourager les garçons aussi à s’exercer à ces jeux car sauter à la corde est un excellent exercice rythmique : l’enfant doit s’adapter à un rythme de déplacement dans l’espace et dans le temps. Il apprend ainsi à s’adapter à son environnement. Le rythme lui permet d’améliorer sa logique. Le développement dans les trois dimensions autour de soi va permettre à l’enfant de mieux se situer en géométrie. 
 

Attention, danger ! 

 
Il ne faut jamais faire sauter un bébé dans ses bras avant l’âge de 18 mois ! Lorsqu’on le lance en l’air, le cerveau vient cogner la boîte crânienne, avec des risques de lourdes séquelles. 
 

Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire